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Décès de l'abbé Gaston Schoonbroodt

Capture d’écran 2020-04-23 à 11.33.16.pngLa famille et la presse annoncent le décès de l'abbé Gaston Schoonbroodt. 

On se souvient dans les villages fouronnais de ses interventions pour faire respecter par le clergé local et par l'évêché de Hasselt les francophones des Fourons.

Il avait notamment interpellé le curé Possen de Fouron-le-Comte en 1987 lorsque celui-ci avait refusé des obsèques en français à l'église de Fouron-le-Comte pour Philippe Vandeberg. 

Il avait aussi plusieurs fois célébré les communions des enfants de l'école francophone à Rémersdael où il officiait aussi régulièrement pour des mariages et des baptêmes.

Il avait célébré la messe pour Julie et Mélissa, suivie par des centaines de milliers de personnes en direct à la télévision.

« À quoi ont servi nos actions et nos prières ? Le bon Dieu est-il sourd ? » Cette phrase restée célèbre, c’est Gaston Schoonbroodt qui l’avait prononcée lors de la messe de funérailles de Julie et Mélissa en août 1996, dans la basilique Saint-Martin de Liège. « Cette phrase, il fallait l’oser pour un prêtre, en pleine cathédrale », se souvient encore JeanDenis Lejeune.

Et cette phrase était venue en écho à une réflexion que le papa de Julie, lui-même agnostique, lui avait faite en préparant cette célébration. « Dis Gaston, lui avais-je dit, à quoi ont servi toutes les prières qu’on a adressées à ton Dieu durant ces longs mois ? Je ne l’ai jamais vu durant tout ce temps pour venir m’aider ? »

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PRÊTRE ATYPIQUE

Gaston Schoonbroodt était un prêtre atypique. Il habitait Jemeppe-sur-Meuse (Seraing) et avait d’abord été prêtre-ouvrier à l’usine Cockerill.

Ensuite, il était devenu chauffeur de bus à la STIL d’abord, puis au TEC. Passionné de football, il était même arbitre et délégué de l’équipe du TEC.

Fort proche également des autres parents victimes de disparition d’enfants à l’époque, il a aussi présidé en juillet 2006 la messe pour la petite Élisabeth Brichet à Namur.

Coronavirus oblige, les funérailles se tiendront bien entendu dans la stricte intimité, lundi prochain, à Herve. Il était en effet originaire de Clermont.

A lire aussi, l'article complet de LUC GOCHEL dans LA MEUSE du 23 avril 2020.

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