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Une présidence lamentable

On lui a dit de faire la leçon et le pompier s'exécute. Un mot revient dans sa bouche "Cobra", voilà la raison pour laquelle nous l'associons à cette bête angoissante.

Les conseillers reçoivent les informations pour le conseil communal, comme c'est prévu par la loi communale, remplacée par le décret sur l'administration locale. Cela se passe ici via un logiciel qui s'appelle "Cobra" et voilà pourquoi le président prononce ce mot lors de la présentation de chaque point. 

L’information est un droit du citoyen et un devoir de l’administration. Ce principe est consacré par la loi du 11 avril 1994 relative à la publicité de l’administration qui a pour but de rendre le fonctionnement de l’administration plus transparent. Le président du conseil communal (et celui ou ceux qui l'inspirent) voudrait revenir à des périodes où le secret était de mise. Alors, on accuse et on menace. 

Il fait aussi sa tête de cobra quand Grégory Happart a le malheur de dire un mot en français, comme toujours, que ce soit en visioconférence ou en présentiel. Il a été choisi comme président pour sa capacité à détecter rapidement un mot prononcé en français.

Expliquer plus clairement l'objet d'un vote est évidemment moins facile. Hier soir, cinq membres de la majorité (bourgmestre compris) ont voté pour un amendement proposé par Jean Levaux, avant que la toute nouvelle conseillère se rende compte d'un problème. Il s'agissait justement d'un sujet délicat: ENODIA, encore une institution où le culte du secret a permis des dérives. Mais ils sont tellement habitués à ne pas tenir compte des remarques de l'opposition, alors les conseillers de la majorité votent "oui" si le "oui" est prévu sur leur feuille de route et que le président s'embrouille.

Lorsque Michaël Henen tente de remettre le vote sur l'ordre du jour de l'assemblée générale d'ENODIA sur la table, c'est même le bourgmestre qui s'énerve. Fausse note qui lui vaut une réplique du professeur de musique: "c'est votre vision de la démocratie".

Si ce président du conseil pouvait profiter des dernières séances des conseils communaux en visioconférence (tout le monde espère un retour rapide aux réunions normales dans la salle du conseil évidemment) pour voir ses collègues d'Aubel et Plombières, par exemple, à l'oeuvre. Il pourrait voir que le président du conseil n'est pas le "cobra" de la majorité, mais celui qui permet à tous les élus de s'exprimer, sans perdre son temps avec des votes "par le chat", un peu comme le fait déjà la présidente du CPAS des Fourons.

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