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Folklore - Page 4

  • Le "meiboom" pour Noorbeek

    La Jeunesse Sainte-Brigitte de Noorbeek viendra chercher son "meiboom" à Magnebois comme chaque année le 9 avril prochain.

    A cette occasion, la circulation sera interdite sur la portion rémersdaeloise de la route de Veurs entre 12 et 17 heures.

    Il s'agit d'un événement folklorique qui fait partie du patrimoine immatériel du triangle Maestricht - Aix-la-Chapelle - Liège décrit par Françoise Lempereur et Rieks Smeets dans une publication de l'Euregio Meuse-Rhin.

    Dans sa chronique régionale, le "Journal d'Aubel" du 24 avril 1947 décrivait l'événement ainsi:

    NOORBEEK — Samedi aura lieu, selon une ancienne coutume datant de 1638, la plantation du « May », devant l’église de Noorbeek, dédiée à Sainte-Brigitte, invoquée contre la peste du bétail. En cette année 1638, les habitants de l’endroit promirent de planter chaque année un « sapin » pour la remercier de son intervention. Cette promesse fut toujours tenue et aujourd’hui encore elle donne lieu à une grande manifestation de foi. Un détail encore : l’arbre est planté par les plus anciens de Noorbeek et c’est la Jeunesse qui se charge de l’amener à pied d'œuvre, sur un char magnifiquement garni.

  • Il est l’un des derniers à fabriquer des caquiats

    La tradition des caquiats se perpétue à Châtillon (Jura). Le menuisier du village est certainement l’un des derniers dans la région à utiliser encore son savoir-faire pour fabriquer l’instrument ancestral. Il faut dire que Vincent Cortat a lui-même participé aux cortèges dans son enfance et que Châtillon est l’un des derniers, si ce n’est le dernier village, où les enfants continuent de remplacer les cloches à Pâques.

    Du jeudi au samedi, ils sont une trentaine à faire résonner les caquiats dans les rues du village et, le samedi matin, ils en profitent pour haranguer les habitants : « On vient pètler parce qu'on a caquié ».

    Les demandes de caquiats ne sont plus guère nombreuses, c’est un instrument qu’on se transmet de génération en génération, mais chaque année, Vincent Cortat remet l’ouvrage sur l’établi pour une ou l’autre commande. C’est avant tout un hobby pour perpétuer cette tradition, car s’il fallait compter les heures passées à la fabrication, le caquiat serait trop cher et du coup invendable. Car le menuisier tient à un travail artisanal. Il aime aussi varier les essences qu’il utilise, toujours locales, pour que les sonorités soient différentes… En attendant que les cloches soient de retour de Rome. (Source: Radio Fréquence Jura)

    Cette tradition existait dans notre région aussi. Je me rappelle que mon père m'avait fabriqué ce genre d'instrument, mais je n'ai jamais parcouru le village avec ça. Des témoignages? Qui se souvient?

    A Hombourg et dans les autres villages de Plombières, on utilise encore les "clabatter" du Jeudi Saint à Pâques.

  • Exposition autour du gâteau à la bibliothèque des Fourons

    En collaboration avec l’association « Erfgoed Haspengouw-Voeren »[1] (« Patrimoine de Hesbaye-Fourons ») et le « Centrum Agrarische Geschiedenis » (Centre d’Histoire agricole), le service communal de la culture a le plaisir de vous présenter une animation autour du thème du gâteau qui se tiendra le 28 février de 13h à 17h. Cette animation sera complétée par du matériel et des informations obtenus par le collectionneur patrimonial, Théo Broers.

    Elle aura lieu dans le cadre de l’exposition que la bibliothèque communale (rue de Berneau 40) accueillera du 22 février au 20 mars 2016 (heures d’ouverture : le lundi de 12 h. à 16 h. , le mercredi de 14 à 19 heures, le jeudi de 12 h.30 à 17 heures et le samedi de 10 à 13 heures).

    L’exposition comprendra une douzaine de panneaux recto ainsi qu’un écran tactile en forme de morceau de gâteau. L’on y expliquera ce qu’est précisément un gâteau. Quelle est la fonction/la signification du gâteau dans notre culture ? Quelle est l’origine du gâteau d’anniversaire ? Et celle du gâteau de mariage, de la tarte aux fruits d’été ou du gâteau des rois ? Qu’est-ce qui joue dans d’autres cultures le rôle que joue le gâteau chez nous ? Vous saurez tout cela en visitant cette exposition ! 

    Crêpes aux cerises, gaufres et tarte de Fourons, dimanche 28 février 2016 de 13h à 17h. 
    Venez goûter et profiter des crêpes aux cerises, des gaufres façon grand-mère et de la tarte de Fourons. Pendant ce temps, Theo Broers vous racontera les anciennes traditions des Fourons et vous pourrez profiter d’une exposition d’anciens ustensiles. 
    Entrée gratuite!

    Info: www.fourons.be / Tél 04/381.34.28 /  erwin.pasmans@devoor.be

     

    [1] Au conseil communal du 30 décembre 2015, le bourgmestre a dit que cette association devait changer de nom et ajouter « Voeren » après « Haspengouw », car les Fourons ne font pas partie de la Hesbaye, mais bien du Pays de Herve. J’adopte donc la nouvelle dénomination proposée avec raison par le bourgmestre.

  • Françoise Lempereur a enquêté à Mouland

    Le comité de la salle des "Amis Réunis" de Mouland annonce la fête des Rois. C'est l'occasion de rappeler une enquête publiée par le Musée de la Vie wallonne (tome XX, n° 241-244 - paru en 2005).

    Le tirage des gâteaux des Rois à Mouland et les « trairies » wallonnes
    Bon nombre d’habitants d’Andenne sont persuadés qu'ils possèdent une tradition originale, unique dans notre pays : les « trairies » de la nuit de Noël, jeux de cartes se déroulant dans les cafés et les boulangeries de la localité et permettant de gagner des cougnous, gâteaux traditionnels du temps de Noël.
    L'historien Maurice-A. Arnould avait pourtant démontré, dès 1954. dans un article des des Enquêtes du Musée de la Vie wallonne, qu'il n'en était rien et que cette coutume était autrefois largement répandue un peu partout en Wallonie et dans les régions limitrophes. Il en existait — et en existe encore — diverses variantes, dont le commun dénominateur est d’utiliser un jeu de cartes pour gagner un ou des gâteau(x) qui. selon les localisations, prennent la forme de cougnous, gâteaux des Rois ou autre boulomes.

    Curieusement, les innombrables relations récentes des « trairies » andennaises dans les quotidiens et les documents touristiques n’ont pas incité les chercheurs wallons à se pencher davantage sur l’histoire de cette coutume, son extension géographique et son sens. Loin de moi la prétention de couvrir l’ensemble de cette problématique dans le présent article, mais il m’a paru intéressant de faire aujourd’hui le point sur nos connaissances en ce domaine et d’y ajouter un témoignage inédit, recueilli dans la commune de Fourons. autrefois liégeoise et actuellement en province de Limbourg. Le 6 janvier 2004. grâce à mon précieux témoin local, le fruiticulteur Théo Broers. j'ai en effet pu participer aux « trairies » francophones de Mouland (Moelingen). ... me promettant de revenir ultérieurement pour le jeu néerlandophone qui se déroulait simultanément au café du village.

    Pour la clarté de l'exposé, nous examinerons successivement la définition et le déroulement du jeu, son extension géographique et enfin son origine possible. Nous y ajouterons une réflexion sur l’évolution du gâteau des Rois, notamment à la lumière de l’enquête menée a Mouland.

    Les jeux de hasard utilisant des cartes
    Dans sa typologie, le jeu des « trairies » s'apparente davantage à une loterie qu'à un jeu de cartes proprement dit, puisque c’est le hasard qui va désigner les gagnants des gâteaux. Des éléments, tels que la désignation d’un « atout», permettent toutefois l’assimilation. Nous parlerons donc de « jeux de hasard utilisant des cartes ».
    Les cartes à jouer, originaires d’Asie, sont arrivées dans nos régions à la fin du XIVe siècle et depuis, elles n’ont cessé de se conjuguer en des centaines de jeux qui varient selon les époques, les classes sociales des joueurs et surtout les localisations, deux villages voisins pouvant avoir des versions ou des dénominations différentes d’un même jeu.
    Il nous faut cependant constater que, malgré cette profusion de jeux, les publications dans ce domaine sont rares, voire inexistantes lorsqu’on aborde les jeux de hasard. Nous n’avons trouvé, pour ces derniers, qu’une mention concernant la Wallonie, un texte de 1954 parlant du jeu de nâlî, jeu de hasard utilisant une lanière de cuir, qui note, sans plus, qu’« il était naguère aussi connu dans les fêtes de campagne que la banque, l’as de cœur, etc. »... Mais qui connaît encore ces jeux de référence ?
    Dans son Glossaire des Jeux wallons de Liège, Julien Delaite définissait le « jeu à l’ banque » comme suit : « La banque, jeu de cartes. Le banquier fait autant de paquets qu’il y a de joueurs. Puis il les retourne : le roi l’emporte sur le reste, et fait banquier celui qui le relève. L’as a la moindre valeur ; on l'appelle puni. Les autres cartes comptent comme d’habitude. Le banquier empoche ou rembourse les mises selon que le point de la carte lui appartenant est supérieur ou inférieur aux autres. S’il relève un roi, il empoche le tout ; à points égaux, le banquier bénéficie. »

    Aujourd’hui, la « banque *, appelée parfois « banque russe » ou « banco » est une version simplifiée du baccara. jeu de casino. Ce jeu se joue à 10 (ou moins) avec 32 cartes et consiste pour le joueur à conjecturer sur la supériorité <le ses propres cartes par rapport à la retourne. Il semble encore fort pratiqué, clandestinement, dans plusieurs cafés de la Hesbaye liégeoise
    Quant au jeu de l’ « as de cœur », on en connaît au moins deux formules. La plus simple consiste à récompenser celui qui, d'un jeu de 32 ou de 52 cartes, a tiré l’as de coeur ; ainsi, à Thieulain (Leuze-en-Hainaut), la désignation du roi de la Société Saint-Denis, compagnie d'archers datant du XVIe siècle, se fait depuis 1934 de cette façon : les membres de la société se réunissent et, du plus ancien au plus jeune, tirent tour à tour une carte du jeu; celui qui tire l’as de cœur est proclamé « roi », un titre qui, auparavant, revenait à celui qui avait abattu d’une flèche le dernier oiseau de bois fiché sur la perche verticale.
    L’autre formule nécessite un panneau de bois comportant un nombre déterminé de cases numérotées, sur chacune desquelles un animateur dispose rapidement une carte à jouer, tirée d’un paquet mêlé au préalable par un spectateur choisi au hasard dans l’assistance ; lorsqu’il pose l’as de cœur sur une case numérotée, l’heureux possesseur du carton portant le même numéro est déclaré vainqueur.


    À Mouland
    À Mouland. le tirage des gâteaux des Rois se fait aujourd'hui selon cette formule : à la salle des « Amis réunis », la Jeunesse met en vente 30 cartons numérotés de 1 à 30 ; le public paye ces cartons 0,30 € pièce pour un « tour », soit 1,5 € pour le premier jeu de 5 gâteaux. Le « tourneur de cartes » fait mêler un jeu de 52 cartes et dispose celles-ci une à une sur son panneau, dont les cases sont elles aussi numérotées de 1 à 30.  

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    Il attribue le premier gâteau à celui dont le numéro correspond à la case qui reçoit le roi de cœur — et non l’as de cœur comme le faisait son prédécesseur, Antoine Tossings. qua a « tourné tes cartes » de 1945 à 1994 environ. L'actuel « tourneur ». Alain Syben, 45 ans, a en effet changé, il y a quelques années, suite à une remarque d'un participant qui considérait le roi de cœur « plus fort » que l’as.

     

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  • Youri Happart, Roy du Tir à Rémersdael

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    Il a fallu attendre 23 h. 25 pour enfin connaître le nouveau Roy du Tir de la Société Royale Saint-Heribert de Rémersdael, après 590 coups tirés sur l'oiseau en bois. Heureusement pour lui, d'une certaine façon, puisqu'il n'était arrivé que relativement tard, retenu par son entraînement au rugby. Youri est en effet un grand sportif puisqu'il vient de terminer son cycle d'humanités supérieures dans une section sportive.

    Les deux autres héros de la soirée étaient connus depuis dimanche dernier: il s'agit d'Anne-Catherine Houbiers et Francis Beckers, meilleurs tireurs de l'année (l'une avec 24/24 à la carabine à air et l'autre avec 20/24 au Flobert).

    Ce dimanche, le Roy du Tir recevra l'Harmonie Sainte-Geneviève chez lui pour se rendre ensuite, à 25 m., à la procession où il sera entouré de sa suite.