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Francophonie

  • L’APFF appelle la Belgique à collaborer activement avec la société civile

    Lors de son Examen périodique universel (EPU) de 2016 – examen au cours duquel est passée en revue la situation des droits humains dans les Etats membres de l’ONU – notre pays a souligné l’importance qu’il attachait à la participation de la société civile : « La Belgique est déterminée à s’acquitter pleinement de ses obligations dans le domaine des droits de l’homme et à améliorer ses mécanismes nationaux chargés d’assurer un suivi dans ce domaine. Elle s’engage également à continuer d’établir les rapports destinés à tous les mécanismes des droits de l’homme, notamment à l’Examen périodique universel, dans les délais impartis et à coopérer avec ces mécanismes. La participation des organisations de la société civile à ce processus demeurera une priorité essentielle ».

    Forte de cet engagement, l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) propose au SPF Affaires étrangères, responsable du processus d’élaboration des rapports destinés à l’ONU d’organiser trois rencontres avec la société civile d’ici février 2021, date de remise du rapport national de la Belgique dans le cadre du troisième EPU de notre pays prévu en avril-mai 2021. Signalons que l’EPU de la Belgique, qui devait avoir lieu en janvier 2021, a été reporté de trois mois, suite à la crise du coronavirus.

    L’APFF propose qu’à la rentrée, une réunion de la société civile soit consacrée à l’inventaire des thèmes faisant l’objet du rapport. Lors d’une deuxième rencontre, fin novembre, une première mouture du rapport serait examinée. Et, enfin, le rapport final serait avalisé fin janvier, lors d’une dernière réunion.

    Pas question, pour l’APFF, que la société civile ne soit consultée qu’une seule fois en fin de processus, comme ce fut trop souvent le cas par le passé. Pas question, non plus, de recevoir le projet de rapport national à la dernière minute. Ce qui ne laisserait pas un temps suffisant pour l’examiner.

    A l’occasion de ce troisième EPU de la Belgique, l’APFF appelle à une concertation étroite et transparente avec la société civile, ce à quoi l’État s’est engagé à de multiples reprises. L’APFF ne se prêtera pas à un simulacre de démocratie en cautionnant un rapport rédigé exclusivement en interne. Enfin, l’APFF sera très attentive à ce qu’une interprétation simultanée, dans les trois langues nationales – français, néerlandais et allemand –, soit prévue lors des réunions. C’est en respectant ces mesures que l’on pourra parler d’une réelle collaboration avec la société civile.

  • Les Fourons perdent un ami fidèle

    Jean-Pierre Aellen n’est plus. L’ancien député-maire autonomiste PSA de Tavannes (à droite sur la photo) est décédé vendredi subitement à l’âge de 74 ans. Il a vu le jour à St-Imier le 29 juillet 1945. Instituteur durant 40 années à l'école primaire de Tavannes, il s'est engagé dès 1977 en politique dans les rangs du Parti socialiste autonome (PSA), devenant le premier élu municipal du Jura bernois sous cette bannière. Il sera élu président central du PSA l'année suivante puis secrétaire général. Jean-Pierre Aellen a occupé la mairie de Tavannes de 2002 à 2009, période durant laquelle il siégeait également au Grand Conseil bernois (1990-2014).

    Un homme engagé

    Membre du comité exécutif du Mouvement autonomiste jurassien, président-fondateur de la Fondation pour l'Unité du Jura, Jean-Pierre Aellen était très engagé dans la Question jurassienne. Il a en outre été membre de l'Assemblée interjurassienne de 1994 à 2001. Il était aussi membre de la Conférence des Peuples de Langue française (avec d'autres membres réunis sur cette photo à l'occasion d'une Fête du Peuple fouronnais). Parmi ses autres mandats, on peut citer son action au sein du Conseil du Jura bernois (CJB), organe dans lequel il a siégé de 2006 à 2018.

  • La COVID et la distanciation physique: deux occasions de parler français convenablement

    Après cette démonstration claire et nette de notre ami Pierre-André Comte, voici encore une mise au point de l'Académie française: 

    Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, « Bureau fédéral d’enquête », de la CIA, Central Intelligence Agency,« Agence centrale de renseignement », puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence. Corona virus disease – notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel – signifie « maladie provoquée par le corona virus (“virus en forme de couronne”) ». On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie. Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19 ? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus. Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque. Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien.

  • Une décoration pour Pierre-André Comte

    Selon une information de RFJ, le député jurassien a été nommé Officier de l’Ordre de la Pléiade pour son engagement en faveur de la francophonie et de la langue française lors la 45e Session de l’Assemblée parlementaire de la francophonie à Abidjan début juillet.

    Pierre-André Comte a été nommé Officier de l’Ordre de la Pléiade. Cette décoration a été décernée au député socialise de Vellerat sur proposition de la Section suisse des Chambres fédérales pour son engagement en faveur de la francophonie et de la langue française dans le cadre de la 45e Session de l’Assemblée parlementaire de la francophonie à Abidjan. La croix d’Officier lui sera solennellement remise lors de l’Assemblée régionale Europe à Delémont, du 13 au 16 novembre prochain.

    L’APF s’est tenue du 5 au 9 juillet dernier en Côte d’Ivoire. La délégation jurassienne était composée par son président Pierre-André Comte, et par les députés Géraldine Beuchat et Claude Schlüchter. Le thème central de l’assemblée avait pour titre : « Parlements et renforcement de la démocratie ».

    À noter que le Jura est le seul canton suisse à disposer depuis 1987 d’un siège permanent au Bureau de l’APF, aux côtés de la Suisse et de 52 États du monde.