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Francophonie

  • Il faut dénoncer la politique d’assimilation envers les francophones de Flandre

    "À la lumière des programmes électoraux des deux premiers partis du nord du pays, l’avenir de la minorité francophone en Flandre est menacé, en particulier dans la périphérie flamande de Bruxelles", peut-on lire dans le numéro d’été de "Nouvelles de Flandre", organe de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

    Pour les nationalistes flamands de la N-VA, “les facilités linguistiques n’ont pas rempli leur rôle: elles n’ont pas assuré l’intégration des non-néerlandophones dans la périphérie, bien au contraire. (…) Dans l’attente de la suppression des facilités linguistiques, nous nous en tenons strictement à l’interprétation des circulaires Peeters et Martens. Les habitants des communes à facilités qui souhaitent recevoir un document en français devront à chaque fois introduire une nouvelle demande. (…) Nous adapterons les lois linguistiques et la Constitution pour mettre en œuvre des politiques énergiques visant à renforcer le caractère flamand, en particulier dans la périphérie”.

    À la N-VA d’ajouter: “Nous lierons une partie des allocations d’études à la volonté des parents d’apprendre le néerlandais”. S’il apparaît que les parents ne sont pas disposés à apprendre le néerlandais, jusqu’à 50% des allocations pourront être utilisées afin de promouvoir le néerlandais auprès des parents et des enfants.

    La N-VA veut aussi que la loi soit modifiée “afin que les actes d’achat et de vente de biens immobiliers soient obligatoirement rédigés en néerlandais en Région flamande” ou que soit mis fin “à l’obligation d’avoir des procureurs francophones dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde”.

    Au Vlaams Belang, qui incarne l’extrême droite flamande, d’enfoncer le clou: “Comme Bruxelles, la périphérie est victime d’un processus fulgurant de francisation et d’immigration massive. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: en 2022, moins d’un tiers des mères (29,2%) parlaient le néerlandais avec leurs enfants. Près de la moitié (43%) utilisent le français et 27,8% communiquent dans une autre langue avec leur(s) enfant(s). Dans les six communes de la périphérie à facilités pour les francophones, sept enfants sur dix grandissent dans une famille où l’on parle français”. Et de prôner “la suppression progressive et complète des facilités pour les francophones dans les communes à facilités flamandes”, de même que “l’extension de la périphérie flamande de 19 à 31 communes”.

    Face à cette situation, l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) et l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM) sont plus motivées que jamais pour poursuivre leurs interventions à l’ONU. Parmi les thématiques abordées par l’APFF et l’ADHUM, figurent, entre autres: - la protection des minorités nationales; - le Protocole n°12 à la Convention européenne des droits de l’homme; - les institutions nationales des droits de l’homme (INDH); - les discriminations linguistiques; - l’accès à l’enseignement francophone; - le respect des facilités linguistiques; - l’utilisation du français dans les assemblées délibérantes; et - la consultation de la société civile.

    Ces interventions à propos de la situation des 310.000 francophones de Flandre, qui sont victimes d’une politique d’assimilation forcée, ont retenu toute l’attention des diplomates et des experts onusiens.

    Lors du dernier Examen périodique universel (EPU) de notre pays, le 5 mai 2021, la Suisse a recommandé à la Belgique de “ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales qu’elle a signée en 2001”. Pour la Suisse, dont l’identité culturelle est fondée sur le pluralisme et la coexistence de différentes communautés, notamment linguistiques, “la protection des minorités nationales est une priorité”.

    Quelques jours plus tôt, le 25 avril, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a appelé la Belgique à rendre l’Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (IFDH) pleinement conforme aux Principes de Paris. Le CERD a également recommandé à la Belgique de confier à l’IFDH le mandat de recevoir et de traiter les plaintes individuelles, y compris les cas de discriminations linguistiques concernant les minorités.

    Des recommandations similaires ont aussi été faites par le Comité des droits de l’homme (CCPR), le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (CESCR) et le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).

    On le voit, l’ONU, avec laquelle nous collaborons régulièrement, est très attentive à notre travail.
    Ce qui nous encourage à poursuivre dans cette voie.

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  • Un article à lire sur le site Internet de la RTBF

    Aubry Touriel livre un article très intéressant concernant la frontière linguistique et les Fourons y occupent une (belle ?) place: https://www.rtbf.be/article/huit-choses-que-vous-ne-saviez-pas-encore-sur-la-frontiere-linguistique-en-belgique-11280364

  • DE CROO, le béotien - Bravo à la reine Mathilde !

    Lors de la COP 27 (conférence sur le climat) qui a eu lieu à Charm el Cheikh, en Égypte, le Premier ministre A. DE CROO a pris la parole le 8 novembre et fait son allocution exclusivement en anglais. Relevons que son intervention a été particulièrement creuse.

    Après son intervention à la COP 26 à Glasgow, c'est donc la deuxième fois que DE CROO s'exprime uniquement en anglais lors des conférences sur le climat, alors que les langues officielles de la COP 27 sont celles de l'ONU où le français est utilisé par des dizaines de délégations.

    Ce n'est pas la première fois que DE CROO étale son hostilité au français dans les enceintes internationales : ainsi à New York, lors de la 77e assemblée générale de l'ONU, il avait fait son discours en anglais tout en concédant un maigre paragraphe en français à propos du climat !

    Lors de la 78e session, le 25 septembre, DE CROO a remis le couvert en faisant son discours en anglais tout en consentant un maigre paragraphe en français. C'est un manque évident de courtoisie à l'égard des 4,7 millions de Francophones, Wallons et Bruxellois qui vivent dans le pays, d'autant que, dans les enceintes internationales où le français est une langue officielle (soit pratiquement toutes les organisations mondiales), les représentants de l'État sont invités à l'utiliser en priorité.

    Apparemment, cette recommandation ne s'applique pas au Premier ministre...

    Bref, une fois de plus, les Francophones sont trahis et doivent cohabiter avec des responsables flamands, qui ne les aiment pas. En effet, chaque fois qu'ils en ont la possibilité, les politiques flamands n'hésitent pas à nier le caractère partiellement francophone de la Belgique. Et ce n'est pas l'apanage des seuls partis nationalistes... puisque les partis soi-disant modérés sont tout aussi radicaux et méprisants.

    Y aura-t-il un parlementaire ou un ministre francophone pour relever cette indélicatesse d'un Premier ministre de Belgique qui se positionne comme le flamingant bon chic bon genre de service, fils de... ?

    Curieux qu'aucun média francophone ne relève cette indélicatesse : au contraire, ils commentent tous avec force détails les lieux communs du discours de DE CROO qui ne mériterait pas plus qu'un entrefilet ! On peut d'ailleurs se demander pourquoi, dans les sondages, il est encore plébiscité par les citoyens dont il nie la langue.

    Par contre, saluons la prestation de la reine Mathilde qui a fait son intervention intéressante exclusivement en français et qui respecte ainsi le statut international de la langue française et les 4,7 millions de Francophones, Wallons et Bruxellois, qui vivent dans le pays.

    Article extrait du n° 411 d'octobre 2023 du mensuel "DIAGNOSTIC", le magazine du Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction administrative (GERFA).

  • Décès de Pierre André

    Pierre-Alphonse-Joseph-Ghislain ANDRÉ est né le 16 septembre 1936 et décédé le 15 septembre 2023.

    Pierre ANDRÉ - 2 Enfants (Eric, Laurence), 3 petits-enfants (Hugo, Antonin, Dounia) est journaliste professionnel en retraite active.

    L'essentiel de sa carrière se déroule à la RTBF. Il est, en 1968, la "première voix de Liège-Matin".

    En 1972, son reportage sur les Fourons reçoit le Grand Prix du Journalisme de la Communauté des Radios publiques de langue française (CRPLF), prix décerné en 1971 à Yves Mourousi. Cette distinction lui vaut d'être intronisé en même temps qu'André Cools et Edouard Close dans l’Ordre deTchantchès !

    En 1978, il crée "Actualité de Flandres", qui vise à montrer "comment les Flamands sont informés, se forment une opinion, se forgent une conviction" Conseiller au Cabinet de l'Administrateur Général de la RTBFRobert Stéphane, il est en charge notamment de suivre les débats parlementaires relatifs aux médias.

    Ses activités journalistiques hors RTBF vont de la création - adolescent - de "cinq barres", journal ronéotypé de Saint-Bar à la création - pensionné - de Liège 28, un blogue sur le Net, en passant par la correspondance locale d'Europe 1 d'AFP ou de Pan. Il a été Président de la section belge de l'union internationale des journalistes et la Presse de langue française (UIJPLF devenue UPF). Plongé dans le vivier journalistique liégeois dès l'âge de 17 ans, Pierre André est en passe d'en être le vétéran.

    Les activités extraprofessionnelles de Pierre André le portant vers la francophonie - cofondateur en Belgique de Club Richelieu - et vers le Québec - chansons et première Transat Québec-Saint Malo - Lui valent, en 1990, l'attribution de l'Ordre des Francophones d'Amérique "pour son exceptionnelle contribution au rayonnement de la culture de langue française en Amérique du Nord et, en 2012, le titre de Chevalier de l'Ordre national du Mérite (France) par décret de président de la République française.

     

  • Aussi le Premier Ministre des Francophones?

    La déloyauté fédérale
    de DE CROO

    Capture d’écran 2022-11-15 à 11.21.15.pngLors de la 77e séance de l’assemblée générale de l’ONU à New-York, le Premier ministre A. DE CROO a pris la parole le 24 septembre et a fait son allocution presque exclusivement en anglais, pratiquement 90% de son intervention. Il a utilisé le français pour quelques paragraphes au milieu de son discours à propos de la crise climatique, alors que son intervention portait essentiellement sur la situation internationale et la guerre en Ukraine.

    C’est un manque évident de courtoisie à l’égard des 4,7 millions de Francophones, Wallons et Bruxellois qui vivent dans le pays, d’autant que, dans les enceintes internationales où le français est une langue officielle (soit pratiquement toutes les organisations mondiales), ses représentants sont invités à l’utiliser en priorité.
     
    D’ailleurs, remarquons que le président de l’Assemblée a présenté DE CROO d’abord en français, puis en anglais.

    Apparemment, cette recommandation ne s’applique pas au Premier ministre qui peut ainsi fouler au pied les droits, les attentes et le respect dus aux millions de Francophones qui vivent dans le pays dont il est le premier responsable. Triste et affligeant !

    Et ce n’est pas nouveau puisqu’à Glasgow, lors de la conférence climatique, DE CROO a fait le même coup en s’expriment cette fois exclusivement en anglais... alors que les langues officielles de la COP 21 sont celles de l’ONU.

    Bref, une fois de plus, les Francophones sont trahis et doivent cohabiter avec des responsables flamands, qui ne les aiment pas. En effet, chaque fois qu’ils en ont la possibilité, les politiques flamands n’hésitent pas à nier le caractère partiellement francophone de la Belgique. Et ce n’est pas l’apanage des seuls partis nationalistes... puisque les partis soi-disant modérés sont tout aussi radicaux et méprisants.

    Y aura-t-il un parlementaire ou un ministre pour relever cette indélicatesse d’un Premier ministre de Belgique qui se positionne comme le flamingant bon chic bon genre de service.

    Curieux qu’aucun média francophone ne relève cette indélicatesse.
     
    (Un ÉCHO de DIAGNOSTIC n° 401 d'octobre 2022).