Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sports

  • Marathon Belge 1910

    René Steenebruggen a publié la copie de ce diplôme sur Facebook il y a quelques semaines. Une question a surgi: puisque le marathon de la Meuse (initialement Liège-Maastricht, mais ramené ensuite à Visé) passe par Mouland, y aurait-il une filiation entre les deux marathons à cent ans de distance?

    Mon amie Anne Stiernet, responsable des archives générales et du centre de documentation du Musée de la Vie wallonne à Liège, a fait des recherches et elle a retrouvé le journal officiel de la course Liège-Mouland d’avril 1910.

    Capture d’écran 2021-01-12 à 11.04.21.png

    Le diplôme dont René a publié une copie était celui qui a été attribué à Pierre Picart, troisième à l'arrivée, mais en fait le favori des Liégeois pour ce marathon du 10 avril 1910. Il était un des 56 concurrents inscrits, parmi eux des Liégeois bien sûr, mais aussi des Bruxellois et une dizaine de Français.

    Les concurrents payaient un droit de participation d'un franc. Le vainqueur recevait, en plus du diplôme artistique offert par l'association des commerçants et industriels du quartier de l'Ouest, la somme de 125 francs. 100 francs pour le deuxième; 75 pour le troisième, 50 pour le quatrième, ... 10 francs pour le dixième. 

    Le départ était fixé à la place Saint-Séverin. Après le passage par la place Saint-Lambert, direction premier pont sur le canal Liège-Maestricht, puis passer sous le pont de Wandre et suivre le canal jusqu'au pont Bormans, pont de Visé, tourner à gauche et continuer tout droit jusqu'à Mouland-Douane; retour par Berneau, Visé, Argenteau, Cheratte, Pont des Bonnes Villes, Pont Maghin et arrivée place des Houillères.

  • Un chèque culture en plus du chèque sport à Visé

    Un chèque culture de 25€ a été envoyé aux Visétois de 3 à 18 ans en plus d’un chèque sport de 25€ aussi, valables tous les deux jusqu’au 31 août 2021.

    Nouveauté en effet cette année à Visé, la Ville propose un «Chèque culture». «La volonté est de fournir à une majorité d’enfants visétois une aide fi-

    PUBLIREPORTAGE

    nancière qui réduira le montant de l’inscription à un stage, un atelier culturel, un cours de l’Académie, ... et les inciter ainsi à découvrir la culture sous toutes ses formes», se félicite l’échevin de la Culture, Mathieu Ulrici.

    Les jeunes Visétois, âgés de 3 à 18 ans, recevront donc en plus du chèque sport un chèque culture d’une valeur de 25€ également qu’ils pourront remettre au responsable de l’Académie ou de l’association culturelle de leur choix. Le chèque culture sera aussi valable jusqu’au 31 août 2021.

    Infos à l’échevinat de la Culture de Visé rue du Collège, 31 aux heures de bureau ou au 04/3748550 ou par mail à l’adresse culture@vise.be.

    D'un article de MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 28 août 2020

  • Le marathon de Visé reporté au 9 mai 2021

    L’organisateur du Maasmarathon Tony Guarino avait très tôt perçu les enjeux de la pandémie qui arrivait.

    Dès le mois de mars il avait annulé une conférence et, pratiquement dans la foulée, il décidait de reporter le marathon de Visé au 25 octobre 2020.

    Le timing actuel et les difficultés qui se profilent l’ont poussé, avec son comité, à ne pas miser sur l’incertitude et une éventuelle improvisation. « Dans le contexte, pour ne pas surcharger les structures sanitaires et policières, nous avons pris la décision de reporter la 22e édition du Maasmarathon au dimanche 9 mai 2021. Vos inscriptions seront toujours valables. Si vous le demandez, malgré l’impact financier, nous nous engageons à vous rembourser, sur le compte que vous allez nous communiquer, la totalité de votre inscription. ».

  • L’incroyable mérite sportif de Thibaud Thomanne

    C’est en quelques secondes que sa vie a basculé. La date du 22 janvier 2016 restera à jamais gravée dans la mémoire de Thibaud Thomanne. « Cela aurait dû être une journée comme les autres. Et pourtant, elle a marqué le début d’une nouvelle vie », explique le Dalhemois de 24 ans. « En effet, c’est ce jour-là que, suite à une banale chute dans un escalier, je me suis brisé la colonne vertébrale ».

    OPÉRÉ DURANT 8 HEURES

    Le début d’un véritable calvaire. « Ma maman a effectué les premiers soins avant l’arrivée des secours. À l’hôpital, une opération d’urgence fut décidée. J’avais la moelle épinière comprimée entre deux vertèbres. Lors de Capture d’écran 2018-03-09 à 04.05.24.pngl’intervention qui a duré huit heures, les médecins ont placé deux broches de 22 centimètres et huit vis. J’ai été plongé dans le coma pendant 48 heures et, à mon réveil, j’ai compris que mes jambes étaient paralysées, insensibles. Depuis ce jour, rien n’est plus comme avant ». Émotionnellement, le choc fut intense. « Surtout que les médecins n’étaient pas optimistes : « Oui tes jambes remueront un peu mais jamais elles ne pourront te porter ou se remuscler », m’a-t-on dit. Mais après quelques semaines de repos forcé, j’ai commencé à ressentir des picotements dans les jambes. Aussi désagréable soit-elle, cette sensation, présente 24 heures sur 24, était bel et bien signe d’espoir. En effet, si j’avais à nouveau des sensations, rien ne m’empêchait de pouvoir, à force de travail, faire à nouveau bouger mes muscles ».

    PREMIERS PAS AVEC DES BÉQUILLES

    C’est ainsi que Thibaud a redoublé d’efforts. « J’ai fait des séances de kinésithérapie deux fois par jour et six fois par semaine. Après cinq mois à l’hôpital, ces heures d’efforts cumulées au fil des jours, des semaines, voire même des mois, représentaient mon premier exploit sportif. Ainsi, contrairement aux prévisions, j’ai fait mes premiers pas avec des béquilles. » Même si on lui a retiré ses broches, tout n’est cependant pas rose. « Des muscles et des terminaisons nerveuses restent inopérants voire très affaiblis. C’est avec une attelle au pied gauche et un mollet droit qui ne se contracte plus que je peux enfin regagner mon domicile ».

    Toujours prêt à repousser ses limites, Thibaud s’est toutefois remis à la pratique sportive. « En mai 2017, quand mon état s’est stabilisé, j’ai acheté un vélo et des rouleaux pour pouvoir en faire dans mon appartement. Eh bien, j’arrivais à pédaler sans difficulté ! Le lendemain, j’ai enfourché ma bécane pour aller souhaiter un heureux anniversaire à mon papy. Cette première sortie de 35 km s’est bien passée. Je pouvais donc refaire du sport. J’ai alors contacté Luc Huberty, un triathlète qui a été amputé au niveau du fémur, il y a 17 ans. Il a créé une association (Leg’s Go) qui finance l’achat de prothèses de courses à pied (entre 5.000 et 15.000 euros) pour les offrir à des personnes amputées comme lui ». C’est ainsi que Thibaud est devenu paratriathlète (course à pied, en vélo puis à la nage), ce qui lui a permis de remporter le mérite sportif de la commune de Dalhem. Grâce à une belle suite d’exploits (25h vélo de Hermalle-sous-Argenteau, 3e du triathlon de la Gileppe, vainqueur du triathlon d’Oupeye…). 

    YANNICK GOEBBELS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 9 mars 2018.