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Facilités linguistiques

  • "De Watergroep" présente ses excuses aux Fouronnais

    Vous avez reçu dans le courant du mois de décembre la brochure trimestrielle le magazine "Le monde de l'eau" de la société de distribution d'eau "De Watergroep". En principe, la société fait distribuer cette brochure en version bilingue dans toutes les communes à facilités.

    Interrogée par le Commissaire d'arrondissement des Fourons, la société s'excuse et met à votre disposition une version PDF de l'édition francophone. Vous la trouverez ici en suivant ce lien Le Monde de l'Eau en français.

    "De Watergroep" veillera à ce que cette distribution de brochures bilingues se fasse correctement à l'avenir.

  • Payer plus pour moins de service.

    Les Fouronnais se plaignent parce qu'ils ont reçu l'avertissement-extrait de rôle de la nouvelle taxe sur la collecte et le traitement des déchets ménagers 2020.

    Alors qu'ils avaient payé la taxe de base annuelle de 50 € sur les services pour les ménages deux fois en 2019 (en janvier et en novembre), voici qu'arrive la nouvelle taxe d'environ 120 € (en fonction du nombre de personnes composant le ménage) pour 2020. 

    Le document est envoyé systématiquement en néerlandais, mais on peut l'obtenir en français sur simple demande écrite à Limburg.net ou en déposant une demande chez le commissaire d'arrondissement à Fouron-le-Comte (Kniengsbereg 7). 

    Le mécontentement est assez général parce que Limburg.net impose un tri compliqué et ne passe qu'une fois par quinzaine. Beaucoup de Fouronnais se plaignent de ce service réduit.

  • Huit mois avec sursis pour José Happart

    Le tribunal correctionnel de Liège a rendu son jugement, ce mardi, dans le dossier Liege Airport, réduit à quelques prévenus puisque des transactions ont été conclues pour une partie des acteurs de ce dossier.

    On reprochait à l'ancien ministre José Happart des faits de faux, corruption, trafic d'influence : les faux en signant un rapport attestant de la régularité de la comptabilité de l'aéroport, les autres faits dans le cadre de sa relation avec Isabelle, une dame dont il était fort proche et pour laquelle, selon le jugement rendu ce mardi, il avait négocié, grâce à son influence auprès de l'entrepreneur liégeois Christian Binet, des prix défiant toute concurrence pour construire sa maison. Le ministère public avait requis 20 mois de prison contre José Happart, 12 mois contre Christian Binet et contre Isabelle, et huit mois contre un entrepreneur français également intervenu dans le chantier. Les avocats de la défense plaidaient l'acquittement. Ils plaidaient aussi la prescription, les faits remontant à 2009.

    Dans un jugement long et charpenté, le tribunal a d'abord écarté la prescription, ainsi que le dépassement du délai raisonnable. José Happart est acquitté pour certaines préventions mais condamné pour le trafic d'influence.

    José Happart écope de 8 mois de prison avec sursis, et d'une amende de 300 euros (multipliée par les décimes) avec sursis pour moitié. Christian Binet est condamné à 6 mois de prison ferme avec 400 euros d'amende, Isabelle la même chose mais avec sursis pour la totalité de la peine et la moitié de l'amende. L'entrepreneur écope de six mois de prison également, mais d'une amende deux fois moins lourde.

    Aucune peine de confiscation n'a été prononcée contre José Happart, le tribunal estimant qu'il n'avait poursuivi aucun but de lucre ni d'enrichissement personnel.

  • Infraction linguistique ?

    Capture d’écran 2020-02-14 à 08.23.55.pngLa N-VA est très sensible aux infractions aux lois linguistiques. Si elles sont commises par des entreprises publiques, ça lui est carrément insupportable. Elle dépose une proposition de loi visant à sanctionner financièrement la SNCB, bpost ou Proximus, par exemple, lorsque ces entreprises « se laissent aller ».

    Tomas Roggeman et Michael Freilich constatent que les entreprises publiques ne respectent pas toujours strictement la législation linguistique. « Pour la rendre contraignante et garantir un service de qualité pour tous les citoyens, nous proposons de les soumettre à une évaluation régulière sur la base de critères objectifs et d’infliger des amendes aux contrevenants. » Les lois linguistiques régissent l’emploi des langues officielles en Belgique. « Elles sont applicables aux services publics, ainsi qu’aux entreprises publiques qui fournissent un service universel », poursuivent les deux élus nationalistes qui regrettent que lesdites entreprises ne les respectent pas toujours de manière très stricte.

    « Cette attitude donne un mauvais signal, car la loi est enfreinte par une entreprise publique, mais surtout, elle est néfaste pour le service de qualité que ces entreprises doivent pouvoir offrir à la population. Il ressort des rapports annuels de la Commission permanente de contrôle linguistique (CPCL) que les entreprises publiques fédérales négligent souvent d’appliquer correctement la législation. »

    Les deux élus ont puisé une dizaine d’exemples dans les plaintes jugées recevables par la CPCL « qui émet un avis juridiquement non contraignant et donc peu dissuasif pour une entreprise comme bpost ou le groupe SNCB ».

    D'un article de DIDIER SWYSEN dans LA MEUSE du 14 février 2020

    Il faudra rappeler à ces deux parlementaires qui se basent sur la jurisprudence de la Commission permanente de Contrôle linguistique que cette Commission a aussi pris la Région flamande en défaut (voir le panneau Vlaanderen de la photo ci-dessus), la commune des Fourons dont l'ex-bourgmestre refusait de délivrer des tickets de caisse en français, la juge de paix qui répond en néerlandais à un courrier lui adressé en français dans une matière administrative, le Gouverneur du Limbourg, etc. Toute une documentation à ce sujet est à leur disposition.

  • Conseil communal du 23 janvier 2020

    Changements de places pour les conseillers de la majorité: le bourgmestre s'installe entre les dames.
    De gauche à droite: Alicia Dodémont, Shanti Huynen, Yolanda Daems, Joris Gaens, Lizzy Buijsen-Baillien, Steven Heusschen et Jean-Marie Geelen.

    IMG_0558.jpgAvant d'entamer le conseil communal, Grégory Happart a présenté ses meilleurs voeux à l'assemblée et au public présent. Il l'a fait dans les deux langues (!), mais même cela ne plaît pas "au chien de garde linguistique" de la majorité. L'échevin Herens, désormais réduit à un rôle de "vieux schnock", a en effet immédiatement demandé au président du conseil d'interrompre Grégory Happart.

    Le conseil a commencé par la prestation de la jeune conseillère Alicia Dodémont entre les mains du président du conseil communal, sous les yeux attendris de son père et de son grand-père.

    Sans une question de Clotilde Mailleu sur le ramassage des immondices selon la nouvelle formule imposée par Limburg.net, on n'aurait peut-être même pas eu l'occasion d'entendre la voix du nouveau bourgmestre. En réponse à la question de la conseillère de l'opposition, il a lu un long rapport sur les sacs ramassés ou pas, sur les rues trouvées ou pas, par les camions de Limburg.net (dont l'utilisation réduit encore un peu l'emploi local).

    A l'exception du principe de l'installation d'un collecteur d'eaux usées à Teuven (unanimité) et de la composition d'un jury pour la nomination d'un inspecteur de police (13 voix pour et Grégory Happart contre), tous les autres points à l'ordre du jour ont été votés par la majorité contre les 4 membres présents de l'opposition, Michaël Henen étant absent pour raisons professionnelles.