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Facilités linguistiques

  • Emploi des langues dans les communes de la frontière linguistique

    Capture d’écran 2021-10-15 à 09.56.41.pngLe bourgmestre Luc Dupont estime que Renaix n’est pas une commune bilingue.

    Un collectif va mettre la ville en demeure...

    Un article de PASCAL LEPOUTTE à lire dans L'AVENIR - LE JOUR VERVIERS DU 15 octobre 2021.

  • La langue française gagne du terrain en Flandre

    "Alors que d’aucuns considèrent que la langue française a vécu en Flandre et que promouvoir la francophonie au Nord du pays est un combat d’arrière-garde, l’analyse des données de 'Kind en Gezin', à propos des langues que les mères utilisent  pour élever leurs enfants, apporte un éclairage bien différent", peut-on lire dans le numéro d’automne de "Nouvelles de Flandre", organe de l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF).

    En effet, en consultant les rapports annuels de l’homologue de l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE), on observe qu’en Flandre, le pourcentage de mères s’adressant en français aux nouveau-nés a augmenté de 50% au cours des quinze dernières années, passant de 4,2 % en 2005 à 6,4% en 2020.

    La version en ligne des données de "Kind en Gezin"(*), ventilées par province et par commune, apporte des précisions importantes quant à la pratique du français en Flandre.

    C’est dans le Brabant flamand que la langue française est la plus utilisée. Pas moins de 24,4% des nouveau-nés y sont élevés en français. Dans les six communes à facilités linguistiques, le français atteint des sommets: Linkebeek (78,6%), Drogenbos (76,6%), Wezembeek-Oppem (72,7%), Crainhem (69,9%), Rhode-Saint-Genèse (65%) et Wemmel (59,1%).

    Dans dix communes du Brabant flamand, le français arrive en première position, bien que ces communes ne soient pas des communes à facilités et que la seule langue officielle soit le néerlandais: Leeuw-Saint-Pierre (59,1%), Beersel (48,7%), Dilbeek (48,6%), Zaventem (47%), Machelen (43,9%), Overijse (43,9%), Tervuren (39,4%), Asse (38%), Vilvoorde (37,7%) et Grimbergen (37,2%).

    Dans trois communes, sans que la langue de Voltaire n’arrive en tête, plus de 30% des nouveau-nés sont francophones: Hoeilaart (38,6%), Meise (33,3%) et Liedekerke (32%).

    Dans les quatre autres provinces flamandes, la langue française se distingue également. Province d’Anvers: Willebroek (10,5%); Limbourg: Fourons (20%), Gingelom (11,7%); Flandre orientale: Renaix (23,2%), Ninove (15,7%), Alost (15,4%), Gramont (12%), Zottegem (12%), Lebekke (10,9%); Flandre occidental : Messines (27,3%), La Panne (16,7%), Wervicq (12,9%), Menin (10,1%) et Espierres-Helchin (10%).

    Ces données ne valent bien évidemment pas recensement linguistique - recensement qui a été supprimé en 1961, sous pression de la Flandre -, mais elles donnent une bonne idée de la vitalité de la langue française au Nord du pays.

    Là où le bât blesse, c’est que la Flandre ne veut pas entendre parler de minorité francophone sur son territoire, ni de discriminations linguistiques.

    De fait, sous la pression des nationalistes flamands, la Belgique a fait savoir à l’ONU qu’elle n’acceptait pas la recommandation de la Suisse, faite lors du 3ème Examen périodique universel (EPU) de notre pays, en mai dernier, de "ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales". Ni celle de la Russie de "prendre des mesures efficaces pour réaliser pleinement les droits culturels et linguistiques des minorités, en particulier de la minorité francophone en Flandre". Ou encore les recommandations concernant la lutte contre les discriminations linguistiques.

    Face à cette situation et au non respect des facilités à Renaix, le mouvement apolitique « Ronse bilingue-Renaix tweetalig » a déposé plusieurs plaintes auprès de la Commission permanente de contrôle linguistique. Ces plaintes ont été reconnues comme recevables et fondées. Ce qui a conduit, tout récemment, le Ministre flamand de l’Intérieur, Bart Somers, à appeler les autorités communales de Renaix à respecter la législation linguistique. Un exemple à suivre !


    (*) https://www.opgroeien.be/cijfers-en-publicaties/taal-en-nationaliteit/gemeenten

    Pour plus d’informations

    Nous vous renvoyons au numéro d’automne de "Nouvelles de Flandre" (102 - Octobre-Décembre 2021) et à notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).

    Je conteste évidemment le chiffre donné ici pour notre commune des Fourons et je regrette l'oubli de la petite commune de Herstappe.

  • La fabrique d’église de Teuven doit communiquer dans les deux langues

    Le 13 décembre 2020, les habitants de Teuven recevaient un message « toutes boîtes » pour leur annoncer la fermeture de l’église à cause de chutes de pierres. Ce message émanait de la fabrique d’église Saint-Pierre de Teuven.

    La Commission permanente de Contrôle linguistique a mené son enquête et elle conclut que la distribution d’un avis « toutes boîtes » constitue un avis ou une communication au public au sens des lois linguistiques qui sont applicables aux fabriques d’églises.

    Dès lors, l’avis « toutes boîtes » émanant de la Fabrique d’église Saint-Pierre de Teuven aurait dû être établi en français et en néerlandais.

    Dossier n° 53.004.

    La page internet répertoriant beaucoup d'autres avis de la Commission permanente de Contrôle linguistique s'est encore un peu étoffée. Certains ne veulent décidément pas appliquer sérieusement la législation linguistique.

  • Le sous-traitant n'est sans doute pas rapide

    Interrogé par la Commission permanente de Contrôle linguistique, le président du conseil d'administration de Limburg.net a répondu, le 4 mars 2021, "En ce qui concerne le conteneur à verre de Rémersdael (Fourons), nous avons donné mission à notre sous-traitant de remplacer l'autocollant unilingue par un autocollant bilingue. Ce dernier est en conception et sera apposé sur le conteneur dès qu'il sera imprimé".

    Comme le montre la photo de ce jour, les autocollants bilingues ne sont pas encore arrivés !

    La Commission permanente de Contrôle linguistique rappelle en effet que les avis et les communications que les services régionaux dont le champ d'activité s'étend à des communes unilingues et à des communes de régime linguistique spécial rédigent ainsi que les formulaires qu'ils adressent directement au public sont étables dans la ou les langues imposées en la matière aux services locaux de la commune de son siège.

    Les avis, communications et formulaires qui parviennent au public par l'intermédiaire des services locaux sont rédigés dans la ou les langues imposées à ceux-ci pour les documents de même nature.

    Encore une infraction à la législation linguistique de cette société intercommunale l'embourgeoise !

  • Succès à l'ONU

    Beau succès pour la Coalition des Associations Francophones de  Flandre et de l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (CAFF-ADHUM), ce matin à l’ONU à Genève, à l’occasion du 3ème Examen périodique universel (EPU) de la Belgique.

    Un succès d'autant plus important que les minorités nationales, les discriminations linguistiques et les lacunes de l’INDH avaient été volontairement "oubliées" dans le rapport de la Belgique.

    Cerise sur le gâteau, la recommandation de la Suisse à la Belgique de "ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales qu’elle a signé en 2001". Ou la recommandation de la Russie d'"adopter des mesures pour réaliser les droits et les critères linguistiques des minorités, notamment de la minorité francophone en Flandre".

    Il sera difficile pour la Belgique de ne pas tenir compte de ces recommandations, auxquelles il faut ajouter celles récemment adoptées par le  Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD), alors que notre pays est candidat à un siège au Conseil des droits de l'homme en 2023.