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Histoire

  • LE PORT AUTONOME DE LIEGE hier et aujourd’hui par Freddy Roenen

    LE LIVRE VIENT DE PARAITRE : 

    Capture d’écran 2021-01-25 à 10.19.55.pngSur une perspective du monument au Roi Albert, entrée du canal du même nom s’ouvre ce livre, copieux et abondant de 236 pages et de 412 photos souvent étalées sur deux pages et 24 plans.  La carrière de Freddy Roenen, ancien visétois et directeur honoraire des Ponts et Chaussées explique le nombre élevé de références. Le musée de la vie wallonne a prêté une bonne centaine de documents notamment des différents ports liégeois. Avant de parler d’eau, l’auteur évoque les techniques de navigation par voile ou par halage, la batellerie de marchandises et de personnes, les activités de transbordement. Puis 6 ports marquent la traversée de Liège, du port de Fétinne au sud au port du quai de Maestricht au nord. Le fleuve qui traverse la Cité Ardente ne fut canalisé qu’au 19e s. et ce qui entrava le bon écoulement des eaux fut les îles comme l’ïle Monsin ou de Franche Garenne ou encore les trois  coudes de Meuse (Coronmeuse, Monsin et Cheratte). Leur redressement améliora considérablement la circulation des bateaux  et  le déclencheur de ces travaux fut l’inondation diluviale de 1926. Pour Cheratte, ce fut aussi l’exploitation de la houille qui modifia le cadre avec une darse  et un chantier naval et en face vers Chertal, le coude de  la Meuse à Cheratte fut rectifié.
    Puis  ce fut la construction du Canal Albert et l’industrialisation de ses rives avec la mise sur pied d’une organisation chargé de gérer ces espaces : la Port autonome de Liège vit le jour le 21 juin 1937. Actuellement 33 zones portuaires, surtout en Basse-Meuse occupent 382 hectares. Le principal travail, à part le remplacement du canal Liège-Maestricht par le canal dédié au 3e roi des Belges, le roi Albert, fut le reprofilage de l’ïle Monsin (darse, barrage, écluse). Les zones industrielles sont des plus variées comme par exemple le port pétrolier de Wandre et les entreprises de l’île Monsin. La gestion des différents ports entre Wanze et Visé  va suivre, le dernier étant le port de Chertal. Le livre ne pouvait mettre de côté cette superficie de 100 hectares, gérée par le P.A.L. en 2004 qui fut appelée le trilogiport ou un port basé sur la trimodalité : transport par eau, par la route et par la voie ferrée avec un outil pratique : le conteneur. Les terrains furent concédés à diverses entreprises dont Jost ou Weerts. Les abords de cet espace furent aménagés dont le célèbre port Nord dit pont du Trilogiport,  aboutissant à l’autoroute sur l’ancienne commune d’Argenteau et les différentes liaisons vers Haccourt ou Basse-Hermalle avec les fameux étangs. Le roi Philippe après avoir inauguré la 4e écluse de Lanaye vint inaugurer le 13 novembre 2015 le site du Trilogiport. Nous avons apprécié le détail de la construction de ce pont nord et de sa liaison  avec l’autoroute E25.

    Nous recommandons cet ouvrage à tous les Bassis-Mosans par la qualité et le nombre des illustrations  (Herstal, Cheratte, Argenteau, Vivegnis,  Hermalle-sous-Argenteau spécialement bien représentés) dans une édition de la Province de Liège. Il coûte 21 € dans toutes les bonnes librairies.

    JPL

  • Marathon Belge 1910

    René Steenebruggen a publié la copie de ce diplôme sur Facebook il y a quelques semaines. Une question a surgi: puisque le marathon de la Meuse (initialement Liège-Maastricht, mais ramené ensuite à Visé) passe par Mouland, y aurait-il une filiation entre les deux marathons à cent ans de distance?

    Mon amie Anne Stiernet, responsable des archives générales et du centre de documentation du Musée de la Vie wallonne à Liège, a fait des recherches et elle a retrouvé le journal officiel de la course Liège-Mouland d’avril 1910.

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    Le diplôme dont René a publié une copie était celui qui a été attribué à Pierre Picart, troisième à l'arrivée, mais en fait le favori des Liégeois pour ce marathon du 10 avril 1910. Il était un des 56 concurrents inscrits, parmi eux des Liégeois bien sûr, mais aussi des Bruxellois et une dizaine de Français.

    Les concurrents payaient un droit de participation d'un franc. Le vainqueur recevait, en plus du diplôme artistique offert par l'association des commerçants et industriels du quartier de l'Ouest, la somme de 125 francs. 100 francs pour le deuxième; 75 pour le troisième, 50 pour le quatrième, ... 10 francs pour le dixième. 

    Le départ était fixé à la place Saint-Séverin. Après le passage par la place Saint-Lambert, direction premier pont sur le canal Liège-Maestricht, puis passer sous le pont de Wandre et suivre le canal jusqu'au pont Bormans, pont de Visé, tourner à gauche et continuer tout droit jusqu'à Mouland-Douane; retour par Berneau, Visé, Argenteau, Cheratte, Pont des Bonnes Villes, Pont Maghin et arrivée place des Houillères.

  • Promotion Colonel Joseph Leenaerts à l'Ecole Royale Militaire

    Ce jeudi 8 octobre a eu lieu l’ouverture de l’année académique pour les nouvelles promotions à l’Ecole Royale Militaire. La princesse Élisabeth ayant intégré la 160 ieme promotion Sciences Sociales et Militaires, le Roi et la Reine étaient présents.
    Le Colonel Joseph Leenaerts a été choisi comme parrain de cette promotion, et sa fille Anne a eu l’honneur de remettre le fanion de cette promotion au nom de son père.

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    Cliquez sur cette image pour entendre la présentation.

    Pourquoi l'Ecole Royale Militaire doit-elle faire deux erreurs historiques dans cette présentation du Colonel Joseph Leenaerts dont vous pourrez lire la biographie ici ?

    • Il n'est pas originaire des cantons de l'Est: il était né à Rémersdael où son père, venu de Fouron-Saint-Martin, était instituteur. 
    • Une toute petite partie de Rémersdael (la ferme de Bounder) avait été annexé au IIIe Reich. Pourquoi l'Ecole Royale Militaire dit-elle que son village avait été annexé ?

     

  • L'évocation du 9 mars 1980

    Après l'accueil par Grégory Happart des nombreuses personnes présentes (dont le ministre Frédéric Daerden) à Fouron-Saint-Martin dimanche matin pour évoquer les graves événements du 9 mars 1980, c'est à Serge Snoeck qu'est revenu l'honneur d'introduire le sujet. Serge avait une quinzaine d'années à l'époque; il était dans le living de la maison à Fouron-Saint-Pierre avec sa grand-maman, ses parents et d'autres membres de la famille quand la maison a été prise d'assaut par les hordes flamingantes. Son père Joseph Snoeck a voulu les faire déguerpir en tirant deux coups, blessant quelques manifestants par ricochet. 

    Après cette introduction pleine d'émotion, deux montages visuels ont été présentés. L'un montrant surtout les photos qui font partie de l'exposition qui restera accessible jusqu'à la fin du mois à la cafétéria du Centre sportif et culturel à Fouron-Saint-Martin, l'autre donnant aussi le point de vue des flamingants (Broers, Duijsens, Banken, Swéron, ...) avec des extraits de films montrant de véritables images de scènes de guerre dans le village de Rémersdael.

    Dans son journal régional, RTC a montré hier de nombreuses images de l'exposition en cours.

  • Les pires affrontements aux Fourons, c’était il y a 40 ans

    L’Action Fouronnaise a commémoré dimanche les 40 ans du 9 mars 1980, date symbolique de cette commune au cours de laquelle les militants flamingants et francophones se sont violemment affrontés.

    Depuis 1977, des « promenades dominicales » avaient lieu dans les Fourons, passés de la province de Liège à celle du Limbourg quand a été fixée la frontière linguistique. Les « promeneurs » étaient des militants flamingants, issus en bonne partie de groupes d’extrême-droite, qui voulaient affirmer l’appartenance de la commune à la Flandre alors que les habitants francophones réclamaient le retour à Liège.

    Le 9 mars, une de ces marches a failli tourner au drame quand un habitant a voulu éloigner les manifestants de sa maison en sortant sa carabine et, ensuite, en tirant vers eux.

    Dimanche, une projection audiovisuelle et une exposition de photos et coupures de presse ont mis en avant le souvenir de ce jour. « Actuellement, la vie dans les Fourons est paisible et il existe des rassemblements conviant francophones et néerlandophones. Néanmoins, une pression politico-administrative tente, chaque jour, de détricoter un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français », a conclu Grégory Happart. 

    (La Meuse Basse-Meuse du 9 mars 2020)

    L'exposition de photos et coupures de presse sera encore visible pendant tout ce mois à la cafétéria du Centre Sportif et Culturel à Fouron-Saint-Martin.