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Histoire

  • A LA RENCONTRE D’UN GENIAL ARCHITECTE : MATHIEU DOSSIN

    Un voyage du musée régional de Visé ce 24 septembre a permis de rencontrer les réalisations d’un architecte génial, Mathieu Dossin (Dozin) dit  le vieux qui sera d’ailleurs suivi par son fils  dit Le Jeune.

    En plus d’avoir réalisé la construction de l’hôtel de ville de Visé (1611-1613), avec l’aide de son beau-frère , Herman Borlot puis du couvent des chanoinesses du Saint-Sépulcre dès 1617 (actuel  centre culturel de Visé), il a été appelé dans des zones proches : on lui attribuerait la construction de  la rénovation du château de Berneau et peut-être beaucoup plus tard (son fils ?), le château de Cheratte (1643).

    Mais il y a plus, en Rhénanie, le château de Honstorff (disparu actuellement) et celui dans le Limbourg Hollandais, celui de Geulle  (la partie de l’époque n’existe plus) sont construits sous sa houlette.

    Mais la construction la plus audacieuse qu’il réalisa est indubitablement la rénovation en style mosan du château d’Hoensbroeck, le plus grand du Limbourg Hollandais ;

    On y retrouver les caractères du style mosan : des fenêtres à meneau (élément vertical) ou plus souvent à traverse (élément vertical). L’ensemble des deux formant la fenêtre à croisée. On trouve aussi les bandeaux horizontaux qui traversent de part en part la façade. Les corniches sont aussi particulières. La pierre calcaire qui avec la brique  constitue le matériau principal a été extraite des carrières mosanes (en amont de Visé).Ce qu’on appelle un architecte à l’époque a plusieurs cordes à son arc : maître de carrière, affréteur de bateaux, entrepreneur et auteur de plans. 

    La visite du château entrainera le visiteur à la découverte de plusieurs périodes, du Moyen-âge à la fin du 19e s. et des mannequins et des scénographies sont très suggestives.

    Le château de Hoensbroeck (Heerlen) mérite aussi la visite familiale car de nombreuses animations sont prévues pour les enfants ; le seul inconvénient est que les documents proposés ne sont qu’en néerlandais.

    JEAN-PIERRE LENSEN

  • 8 octobre : Dalhem, le comté et son pays dans l'Histoire

    Dalhem, son comté (qui, outre Dalhem, comprenait notamment Aubel, Fouron-le-Comte, Mouland, Berneau, Bombaye, Aubin,Trembleur, Mortier, Barchon, Cheratte... sans oublier Olne) et son patrimoine sont un peu les parents pauvres des  études historiques. La Société d'Histoire et d 'Archéologie du Plateau de Herve va tenter d'y remédier en organisant une "Journée de l'Histoire" "Le comté et pays de Dalhem : des origines au XXIe siècle" le 8 octobre 2022, avec au programme 8 spécialistes invités prestigieux qui vont balayer l'histoire de la région depuis les origines : 

    8h30-9h10 Accueil 

    9h10 Thomas LAMBIET (Président de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Plateau de Herve) Mot d’accueil 

    9h20 Arnaud DEWEZ (Bourgmestre de Dalhem) Mot d’introduction 

    Thème I : Dalhem et son histoire 

    9h30-10h00 Jean-Pierre LENSEN (Musée de Visé) D’Ambiorix à Charlemagne au pays de Dalhem 

    10h00-10h30 Fabrice MAIRLOT (Historien) Les origines du comté 

    10h30-11h00 Pause 

    11h00-11h30 Laetizia PUCCIO (Archives de l’État) Château fort et bourg castral 

    11h30-12h15 Bruno DUMONT (Archives de l’État) Le comté de Dalhem sous l’Ancien régime 

    12h15-13h30 Lunch (uniquement sur réservation et paiement préalable avant le 28/09/22) 

    Thème II : Dalhem et son patrimoine 

    13h30-14h00 Julien MAQUET (Trésor de la Cathédrale de Liège) Simultaneum et culte protestant dans le pays de Dalhem 

    14h30-15h00 René LEBOUTTE (Professeur émérite de l’Université du Luxembourg) Métiers et usines à Dalhem (XVIIe-XXe siècles) 

    15h00-15h30 Pause 

    15h30-16h00 Chrystel BLONDEAU (Commune de Dalhem) Le petit patrimoine de Dalhem 

    16h00-16h30 Laetizia PUCCIO(Archives de l’État) Un nouveau carnet du patrimoine wallon 

    16h30 Conclusions et remerciements 

    17h00 Jean-Pierre LENSEN Visite guidée du musée gallo-romain en hommage à Jean POLMANS 

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  • LES SECHERESSES AU SECOURS DE L’ARCHEOLOGIE

    Trois dates dans l’après-guerre 40-45 ont été marquées par des sécheresses cataclysmiques  : 1947, 1976 et 2022.

    Il est certain que l’impact sur l’économie, la santé et  le travail fut et est énorme. Certaines cultures s’en sont trouvées renforcées et d’autres ont été fort abîmées.

    Ce climat  et cette sécheresse  ont eu parfois un impact sur les découvertes archéologiques et historiques.

    Ainsi en  Espagne, en Estrémadure, dans la vallée du Tage, un site mégalithique qu’on pourrait dater de – 3000 avant notre ère a refait surface dans le lac El Gordo au lieu dit Gaudalperal. Ce cromlech de 140 m. de diamètre de Guadalperal, surnommé le « Stonehenge espagnol »1, est un monument mégalithique situé à El Gordo, dans la région de Campo Arañuelo,Depuis 1963, Il est sous les eaux du lac de barrage de Valdecañas dans le Tage, et n'est visible qu'en période de basses eaux. Il était donc déjà connu. Un cromlech est un ensemble de menhirs disposés en cercle et non en alignement (comme à Carnac).

    On trouve encore avec l’assèchement des cours d’eau et des fleuves des bateaux comme ces bateaux  allemands sabotés par l’armée nazie en déroute en 1944  face à l’Armée Rouge sur le Danube.

    Capture d’écran 2022-08-22 à 16.00.03.pngQuant à l’année 1976, une des plus sèche du 20e s. , elle a permis de découvrir maintes structures tant gallo-romaines que des âges antérieurs comme l’âge du fer  ou du bronze. Comment expliquer cela ? Par l’archéologie aérienne, prises d’un certain angle, les photos des structures  (fondation, tumulus arasé) sont  plus visibles. Le principe est que sous les cultures ou sous les prairies, le peu  d’humidité reste présent sur les fondations ou sur les murs ou sur les fosses et se voit de manière optimale.  L’association « Cercle Interdisciplinaire de recherches aériennes » de M.Leva (1922-2001) a ainsi fourni lors de sa suppression à l’agence wallonne du Patrimoine un énorme fonds de photos. La région limoneuse fut un excellent terrain d’observation, dont le plateau de la Montagne Saint-Pierre.

    J.P. Lensen

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  • Cérémonie ce dimanche 21 août au musée de Berneau

    IL NOUS A QUITTES LE 26 JUILLET 2016 – UN HOMMAGE LUI SERA RENDU

    45 ANS D’ANIMATION CULTURELLE A BERNEAU AL VILE CINSE ET HOMMAGE A UN DE SES FONDATEURS, JEAN POLMANS, ARCHEOLOGUE AMATEUR

    Le 6 août 1977, fut achetée cette ferme rue des Trixhes à Berneau et deux ans après étaient inaugurés le centre socio-culturel Al Vile Cinse. Ce fut un travail d’équipe, exigeant et complexe. L’obstination de ses fondateurs a payé avec encore maintenant de nombreuses activités et clubs.  

    Le musée archéologique, le musée gallo-romain de Berneau fut officiellement inauguré en 1982, il y a donc 40 ans.

    Pendant le week-end de la fête annuelle 2022 du centre culturel, le dimanche 21 août à 11 h du matin, a été rendu hommage au concepteur de ce musée, Jean Polmans (1931-26/7/2016). Après avoir travaillé à la F.N., il monta sa propre entreprise de mécanique, tout en s’investissant dans le centre culturel et en se passionnant pour les fouilles dans son village. Ce n’est pas moins de 3 établissements ruraux gallo-romains (des « villas ») qu’il découvrit dans le village de Berneau et dont les principales découvertes constituent la base de ce musée gallo-romain. Dans le principal site, à la limite de Fouron, le site du Pireux furent découverts un puits entièrement fouillé avec ses 17 M. de profondeur, plusieurs caves, des fosses et des fours domestiques.

    Jean Polmans fut aussi de ceux qui relancèrent en 1981 la société archéo-historique de Visé et de sa région. Plusieurs de ses membres l’aidèrent dans ses dernières recherches (Annie Gadisseur, Freddy Berthus, Cécile et Jean-Pierre Lensen, Francine Guillaume…..). Le 2site est à la limite de Visé : Berneau  Longue-Vue fouillé dans les années 1982. Plus tard à la fin de cette décennie, ce fut le site de la villa Michel, à la limite de Bombaye qui fut fouillé avec une plan original.
    Jean-Pierre Lensen

    220821BerneauMGr (5).jpg

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  • LA GRAND PLACE DE VISE VA VIVRE SA 3e REVOLUTION

    Une vue de la place fin des années 20

    La Grand Place de Visé,  que les autorités communales peu après la mort de la 4e reine des Belges (1935) dénommèrent Place Reine Astrid fêtera bientôt son centième anniversaire.

    Revenons il y a plus de 100 ans, avant la première guerre mondiale, la ville n’a pas de grande place, à part devant la gare, dans l’actuelle  place des Déportés. Dans l’axe sud-nord, les boulevards débouchaient sur un quartier d’une trentaine de maisons. Dans l’axe ouest-est, du pont à voie unique (il débouchait en rive droite à l’emplacement de la gare actuelle) partait en oblique l’avenue du Pont qui en ligne droite aboutissait dans une rue très pentue, la rue de  la Trairie  qui se poursuivait vers Berneau.

    PREMIERE REVOLUTION

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    Le quartier avant 1914

    Comme le signale l’ouvrage sur la reconstruction de Visé après la guerre 14-18 et les articles urbanistiques signés J.P.Lensen, édité par le musée de Visé en 2020, c’est l’ouverture d’un nouveau pont ( qui ne s’ouvrit qu’en 1932) et le changement de la direction de l’avenue du Pont  qui aboutit sur une nouvelle place. Que s’était-il passé ? : c’est simple, vu le développement de la voiture, les urbanistes d’alors prirent une résolution drastique : raser ce quartier (et donc ne pas reconstruire la trentaine de maisons) et en faire une place carrefour. Du boulevard (nord ou des Arbalétriers), après un petit décrochement devant la poste, la route va se poursuivre vers Mouland et les Pays-Bas. En provenance de la rive gauche et de Tongres, par la nouvelle avenue du Pont à l’ouest, on débouchait sur une nouvelle percée, moins pentue qui fut dénommée par après Avenue Albert 1er et rejoignait la route conduisant à Berneau et à l’Allemagne. On créa par après un ilôt au nord où un kiosque de musique fut placé  (emplacement de la statue de l’Arquebusier). Signalons l’installation sous la place d’un abri anti-aérien (qui sera détruit lors de la rénovation de 2022)

    DEUXIEME REVOLUTION 

    Avant la fusion des communes, il fut décidé de rénover la grand place. On installa un bâtiment (ancienne friture et local dit des pensionnés) côté sud, et malgré quelques plantations, on donna la préférence à un parking de voitures. Quelques manifestations ponctuelles comme les carrousels du Laetare, la Grand Roue, la patinoire, des manifestations culturelles, folkloriques, sportives, commerciales ou mémorielles libèrent pour quelques heures ou pour quelques jours la place de la quarantaine de voitures.

    TROISIEME REVOLUTION 

    Celle que nous allons connaître dès ce mois d’août 2022 permettra de reporter sur des espaces voisins les parcages des voitures, d’y mettre une dalle, de rectifier le relief et de rendre cet espace convivial, à l’image de ce que présentent beaucoup de places de villes en  région flamande (Tongeren par ex.) mais aussi wallonne (Mons e.a.). Initié depuis plus de 10 ans (sous l’ancienne majorité MR-CDH), le projet aboutit enfin et nécessitera de réunir de nombreux partenaires (pour les impétrants) et demandera un peu de patience aux habitants et aux clients.

    J.P.LENSEN