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Histoire

  • Marathon Belge 1910

    René Steenebruggen a publié la copie de ce diplôme sur Facebook il y a quelques semaines. Une question a surgi: puisque le marathon de la Meuse (initialement Liège-Maastricht, mais ramené ensuite à Visé) passe par Mouland, y aurait-il une filiation entre les deux marathons à cent ans de distance?

    Mon amie Anne Stiernet, responsable des archives générales et du centre de documentation du Musée de la Vie wallonne à Liège, a fait des recherches et elle a retrouvé le journal officiel de la course Liège-Mouland d’avril 1910.

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    Le diplôme dont René a publié une copie était celui qui a été attribué à Pierre Picart, troisième à l'arrivée, mais en fait le favori des Liégeois pour ce marathon du 10 avril 1910. Il était un des 56 concurrents inscrits, parmi eux des Liégeois bien sûr, mais aussi des Bruxellois et une dizaine de Français.

    Les concurrents payaient un droit de participation d'un franc. Le vainqueur recevait, en plus du diplôme artistique offert par l'association des commerçants et industriels du quartier de l'Ouest, la somme de 125 francs. 100 francs pour le deuxième; 75 pour le troisième, 50 pour le quatrième, ... 10 francs pour le dixième. 

    Le départ était fixé à la place Saint-Séverin. Après le passage par la place Saint-Lambert, direction premier pont sur le canal Liège-Maestricht, puis passer sous le pont de Wandre et suivre le canal jusqu'au pont Bormans, pont de Visé, tourner à gauche et continuer tout droit jusqu'à Mouland-Douane; retour par Berneau, Visé, Argenteau, Cheratte, Pont des Bonnes Villes, Pont Maghin et arrivée place des Houillères.

  • Promotion Colonel Joseph Leenaerts à l'Ecole Royale Militaire

    Ce jeudi 8 octobre a eu lieu l’ouverture de l’année académique pour les nouvelles promotions à l’Ecole Royale Militaire. La princesse Élisabeth ayant intégré la 160 ieme promotion Sciences Sociales et Militaires, le Roi et la Reine étaient présents.
    Le Colonel Joseph Leenaerts a été choisi comme parrain de cette promotion, et sa fille Anne a eu l’honneur de remettre le fanion de cette promotion au nom de son père.

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    Cliquez sur cette image pour entendre la présentation.

    Pourquoi l'Ecole Royale Militaire doit-elle faire deux erreurs historiques dans cette présentation du Colonel Joseph Leenaerts dont vous pourrez lire la biographie ici ?

    • Il n'est pas originaire des cantons de l'Est: il était né à Rémersdael où son père, venu de Fouron-Saint-Martin, était instituteur. 
    • Une toute petite partie de Rémersdael (la ferme de Bounder) avait été annexé au IIIe Reich. Pourquoi l'Ecole Royale Militaire dit-elle que son village avait été annexé ?

     

  • L'évocation du 9 mars 1980

    Après l'accueil par Grégory Happart des nombreuses personnes présentes (dont le ministre Frédéric Daerden) à Fouron-Saint-Martin dimanche matin pour évoquer les graves événements du 9 mars 1980, c'est à Serge Snoeck qu'est revenu l'honneur d'introduire le sujet. Serge avait une quinzaine d'années à l'époque; il était dans le living de la maison à Fouron-Saint-Pierre avec sa grand-maman, ses parents et d'autres membres de la famille quand la maison a été prise d'assaut par les hordes flamingantes. Son père Joseph Snoeck a voulu les faire déguerpir en tirant deux coups, blessant quelques manifestants par ricochet. 

    Après cette introduction pleine d'émotion, deux montages visuels ont été présentés. L'un montrant surtout les photos qui font partie de l'exposition qui restera accessible jusqu'à la fin du mois à la cafétéria du Centre sportif et culturel à Fouron-Saint-Martin, l'autre donnant aussi le point de vue des flamingants (Broers, Duijsens, Banken, Swéron, ...) avec des extraits de films montrant de véritables images de scènes de guerre dans le village de Rémersdael.

    Dans son journal régional, RTC a montré hier de nombreuses images de l'exposition en cours.

  • Les pires affrontements aux Fourons, c’était il y a 40 ans

    L’Action Fouronnaise a commémoré dimanche les 40 ans du 9 mars 1980, date symbolique de cette commune au cours de laquelle les militants flamingants et francophones se sont violemment affrontés.

    Depuis 1977, des « promenades dominicales » avaient lieu dans les Fourons, passés de la province de Liège à celle du Limbourg quand a été fixée la frontière linguistique. Les « promeneurs » étaient des militants flamingants, issus en bonne partie de groupes d’extrême-droite, qui voulaient affirmer l’appartenance de la commune à la Flandre alors que les habitants francophones réclamaient le retour à Liège.

    Le 9 mars, une de ces marches a failli tourner au drame quand un habitant a voulu éloigner les manifestants de sa maison en sortant sa carabine et, ensuite, en tirant vers eux.

    Dimanche, une projection audiovisuelle et une exposition de photos et coupures de presse ont mis en avant le souvenir de ce jour. « Actuellement, la vie dans les Fourons est paisible et il existe des rassemblements conviant francophones et néerlandophones. Néanmoins, une pression politico-administrative tente, chaque jour, de détricoter un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français », a conclu Grégory Happart. 

    (La Meuse Basse-Meuse du 9 mars 2020)

    L'exposition de photos et coupures de presse sera encore visible pendant tout ce mois à la cafétéria du Centre Sportif et Culturel à Fouron-Saint-Martin.

  • Evocation des graves événements du 9 mars 1980

    Rencontre au Centre sportif et culturel des Fourons, à Fouron-Saint-Martin, pour se souvenir quelques instants du 9 mars 1980. Une date particulièrement douloureuse pour le Peuple fouronnais. Ce jour-là, des milliers de « promeneurs » extrémistes flamingants, politiques en tête, foulaient au pied les règles élémentaires de la Démocratie et les Droits de l’Homme et faisaient basculer Fourons et sa population dans un état qualifié par la presse de « guerre civile ». Les Fouronnais ont choisi de résister et il convient de remercier les hommes politiques, anciens et actuels, et tous les citoyens de leur soutien.

    Si en 2020, Fourons ne fait plus l’actualité, ces faits nous ne devons toutefois pas les oublier, ni les banaliser. Car, 40 ans plus tard, les Francophones fouronnais sont toujours confrontés à une violence politico-administrative tout aussi impitoyable qui, chaque jour, détricote un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français.

    Ces moments du passé et la situation présente doivent surtout nous encourager à revendiquer nos droits et le respect de toutes les minorités pour construire une société juste, démocratique et solidaire.

    Deux montages audio-visuels d'une vingtaine de minutes montreront l'ambiance de l'époque. On entendra un politologue de l'Université de Liège dire l'importance de rappeler ces événements et l'ex-bourgmestre Broers, en parfait négationniste, dire exactement le contraire. On verra d'ailleurs avec qui il était le 9 mars 1980.