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Histoire

  • A l'occasion du retour de George Ciappa en Europe et à Fouron-Saint-Martin

    Réservez cette date dans notre agenda.

     

  • Dans quelques jours, on se souviendra de la première bataille du pont de Visé un 22 mars

    LES PONTS SONT-ILS DES MOYENS DE DEFENSE ET D’ARRET DANS LE PASSE ET ENCORE  MAINTENANT

    L’actualité de la guerre que nous connaissons entre l’envahisseur russe et l’agressé ukrainien mentionne souvent l’importance des ponts.

    Visé-sur-Meuse a connu 7 emplacements de pont – et de passage à gué  durant sa longue histoire urbaine, depuis l’époque romaine.

    1.  le passage à gué donnant en rive gauche accès à l’actuel Hôtel Mosa
    2.  entre l’emplacement de la Collégiale et l’extrémité de  la rue Marchand 
    3.  entre l’actuel parking de l’île Robinson et une des trois îles constituant l’actuelle île Robinson 
    4.  le  pont Roi Baudouin actuel, ancien passage à gué 
    5.  le pont antérieur entre la Gare actuelle et l’extrémité de la partie nord de l’avenue Roosevelt (Visé-Musique)
    6.  un passage à gué passant par l’île Quaden, qui disparut dans les années 1980 
    7.  l’actuel pont ferroviaire dit des Allemands mis en circulation en 1917.

     

    Le premier pont permanent date de la décénnie 1860-1870. Ce fut un pont à voie unique et à péage !

    Revenons aux 3 batailles du pont de Visé.

    La première se situe dans le courant du Moyen-Age, exactement le 22 mars 1106, le jeudi saint de cette année. Le pont en question est ce pont en bois qui allait en rive gauche entre  la rue Marchand (à côté de l’hôpital Notre-Dame de Hermalle) et en rive droite le  pied de l’église de Visé. Les troupes de deux empereurs  germaniques s’opposèrent : Henri IV (1050-1106) et son fils Henri V (1081-1125). Ce furent les troupes du père qui vainquirent……..disons plutôt que  le pont s’écroula sous les sabots des chevaux d’Henri V. Toujours est-il que Henri IV ne profita guère de ce succès car réfugié auprès du prince-évêque de Liège, Otbert  décéda 4 mois plus tard. De véritables émeutes pour s’approcher de la dépouille eurent lieu car les Liégeois le considérèrent comme un saint !

    La deuxième bataille eut lieu la nuit du jeudi 9 décembre au vendredi 10 décembre 1790. Ici, le lieu est ce pont (n°3) donnant sur une des 3 îles (future île Robinson). Ici nous avons affaire à un raid des patriotes liégeois qui vinrent surprendre à la nuit tombante les troupes autrichiennes venues pour soutenir le Prince-évêque de Liège et qui bivouaquaient sur l’île. Elles repartirent bruyamment vers la rive droite et l’Allemagne.

    La troisième bataille est la plus significative car c’est la première bataille de la guerre 14-18 en Belgique durant la première journée du conflit, le mardi 4 août de 12 h. à 16 h. Côté rive gauche, le 12e régiment d’infanterie de ligne belge opposa pendant 4 heures une résistance tenace, tout en perdant 2 de ses fantassins (Maulus et Van Gastel, honorés par un monument avenue Roosevelt). Côté rive droite, les agresseurs allemands – Uhlans et infanterie - venus de la frontière à Gemmenich et qui furent repoussés durant cette première journée. Le nombre de soldats allemands tués n’est pas connu avec certitude (une dizaine ??) Les troupes ne franchirent la Meuse que plus au nord entre Navagne et Lixhe le lendemain en fin d’après-midi, permettant aux soldats de se battre à Herstal. (avec une nouvelle défaite pour eux). En cette nuit, ce fut la bataille de Liège et la tentative vaine de percer les intervalles entre les forts de la place forte de Liège.

    Pour la 2e guerre, la solution trouvée fut de faire sauter le nouveau pont, acte réalisé par les Cyclistes-Frontière.

    J.P.Lensen

  • Une belle soirée au Théâtre de Liège le 17 mars prochain

    Le 17 mars prochain, un hommage sera rendu, au Théâtre de Liège, à un des plus grands poètes belges, Marcel Thiry, à l’occasion du 125e anniversaire de sa naissance. Organisée conjointement par l’asbl Le Grand Liège et par le Collège Belgique de l’Académie royale de Belgique, la soirée comportera un aperçu de sa vie, de son œuvre et de sa carrière politique et la projection d’un grand documentaire historique inédit retraçant les souvenirs que Marcel Thiry a livrés, en 1965, de son étonnant Tour du monde durant la Guerre 14-18.

    Collision avec l’actualité : des images de ce film ont été tournées (en 2015) en Galicie, dans l’ouest de l’actuelle Ukraine, là où se déroulèrent les combats sanglants auxquels prirent part les Belges en 1916 et 1917. Les paysages et les localités sont restés tels que les a connus Marcel Thiry. Seule la population a changé : assemblage de Polonais, de Juifs et de Ruthènes à l’époque, elle ne compte plus aujourd’hui que des Ukrainiens venus de l’Est de l’Ukraine, chassés par les Russes, après la Seconde Guerre mondiale…

     

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  • 17 FEVRIER, UN ANNIVERSAIRE DOULOUREUX POUR NOTRE PAYS : LE ROI CHEVALIER RETROUVE MORT AU PIED DES ROCHERS DE MARCHE-LES-DAMES

    Nos 7 souverains belges ont eu, pour la plupart, des passions sportives : alpinisme, moto,… On sait que le 3e roi des Belges aimait s’isoler et pratiquer parfois à l’étranger sa passion de l’alpinisme.

    Oui, ce grand homme réservé aimait, sans protocole, aller rencontrer ses concitoyens. C’est ainsi que la veille de l’Ascension 1919, le mercredi 28 mai, avec son chauffeur, il se rendit, sans crier gare à Visé. Pourquoi spécialement ? Pour voir comment s’effectuait la reconstruction de la première ville martyre de la Grande Guerre 1914-1918. A-t-il pu appuyer auprès des services compétents la demande des sinistrés visétois complètement désappointés ? C’est probable car l’Office des Régions Dévastées qui allait booster cette reconstruction fit de Visé une ville nouvelle (avec ses impétrants, ses rues larges et régulières…..). Et de mettre en avant les célèbres et très attendus baraquements du Roi Albert.

    Il vint encore à Lixhe inaugurer le monument de la Guerre puis voir  l’avancement des travaux du canal qui portait son nom (inauguré seulement en 1939).

    Et ce fut le lundi 19 février 1934 dans le journal que les Belges découvrirent le drame qui endeuillait la famille royale, les privant de celui que les médias anglais dénommèrent, durant la guerre, le roi Chevalier.

    Nous donnerons ici un extrait d’un discours que fit au roi, lors de sa visite inopinée à Visé, la jeune demoiselle Leroy, élève de l’Institut Saint-Hadelin. Plein d’exaltation patriotique comme vous le constatez

    « Nous ferons ce que vous ferez, Sire /…. ;Nous irons où vous irez / Nous irons à Gand, à Anvers et à Termonde/ Nous délivrerons Aarschot et Louvain (autres villes maryres)/ Nous purgerons le pays de la race immonde/ qui l’opprime en vain / Nous vous rendrons Liège, nous vous rendrons Bruxelles/ Nous repasserons la Meuse à Visé/ Ensuite nous verrons les tours d’Aix-la-Chapelle/ se dresser dans le ciel purifié/ et nous entendrons un beau matin/ les cuivres et les cymbales saluer votre entrée triomphale/ sous les tilleuls à Berlin/ …………………… Roi d’ honneur et de la parole donnée/ Roi des 100 prairies et des 20 clochers/ Orgueil de la patrie, champion de l’Humanité/ (sic)

    La mémoire de ce roi (règne de 1909-1934) se retrouve dans toutes nos villes : une avenue Albert 1er à Visé, une place à Lanaye, une rue à Oupeye…… et ce monument où tous les cortèges patriotiques s’arrêtent au départ de l’avenue des Combattants avec un bas-relief du Roi-Chevalier accroché à un rocher tout un symbole.

    La section locale de la fédération nationale des Combattants n’oublie jamais chaque 17 février de lui rendre hommage. 

    J.P. Lensen

     

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  • L’ANNEE DU BICENTENAIRE DE CESAR (AUGUSTE) FRANCK EST LANCEE

    Une manifestation originale a lancé (après cette période covid) l’année César Franck avec une conférence donnée sur la scène de l’Orchestre Philharmonique royal de Liège par le pianiste, d’origine cherattoise, Patrick d’Heur

    À travers de nombreuses anecdotes et exemples musicaux, le pianiste liégeois Patrick D’heur retraça la carrière de César Franck (né le 10 décembre 1822 à Liège et mort à Paris le 8 novembre 1890), sa formation au Conservatoire de Liège, le rôle de son père son imprésario en quelque sorte, le quotidien de sa famille, ses débuts de jeune pianiste « de salon » doté d’une étonnante virtuosité, ses œuvres de jeunesse, son amitié avec Franz Liszt et les encouragements que celui-ci lui apporta, les racines communes de leurs langages, et surtout cette gestation fabuleuse de 40 ans qui devait s’épanouir chez l’organiste et le compositeur de la maturité…Le tout accompagné par des extraits au piano interprétés avec virtuosité par le pianiste. Ce vendredi 18 à 20 h. , déjà un premier concert Franck avec aussi une symphonie d’un de ses élèves, Chausson ; en mars le 15 à 19 h. dans l’auditorium du Musée Curtius, autour des mélodies de César Franck  ou encore dans l’auditorium d’un autre musée, la Boverie le 5 mai à 20 h  autour du premier concert de César Franck ….qu’il  donna à l’âge de 12 ans !  Patrick d’Heur sera aussi concerné.

    La soirée du 17 février, mise sur pied avec  l’aide du Grand-Liège, fut ouverte par son président, l’ancien gouverneur de la Province de Liège, Michel Forêt et Guy Lemaire, nouveau président des amis de l’OPRL ; La surprise vint à  l’issue de cette soirée de 2 h. : l’inauguration du buste de César Franck.

    N’oublions pas que l’académie de musique et des arts de la parole de Visé (née en 1964) se mit sous l’apanage de César Franck. L’autre grand musicien liégeois André-Modeste Gretry fut honoré par l’académie de Liège.

    J.P.Lensen

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