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Religion

  • Des offices religieux pour la Semaine Sainte à Rémerdael

    Des célébrations auront lieu dans l'église de Remersdael au cours de la Semaine Sainte. Le nombre de personnes pour ces célébrations est toujours limité à 15 personnes.

    Pour cela, il est préférable de réserver une place chez Victor Taeter au 087-301326

    Célébration du dimanche des Rameaux le samedi 27 mars à 19 h.

    Ceux qui ne peuvent pas être présents à la célébration ont la possibilité d'obtenir une branche de palmier consacrée par la suite chez le diacre Philippe Houbiers.

    Célébration du Jeudi Saint le 1er avril à 20 h.

    Fête de Pâques le samedi 3 avril à 19h.

  • Une Fouronnaise à la Commission Biblique Pontificale

    Capture d’écran 2021-01-22 à 09.31.01.pngBénédicte Lemmelijn, fille du diacre Jean Lemmelijn de Fouron-le-Comte – est la première femme belge à devenir membre de la Commission Biblique Pontificale, qui rassemble des exégètes du monde entier.

    Cette professeure à la faculté de théologie et sciences religieuses de la KULeuven vient d’être nommée membre de la Commission Biblique Pontificale pour cinq ans. Elle est la première femme belge à rejoindre cet organisme qui a pour but de promouvoir les études bibliques et d’en garantir le contenu.

    « Cette nomination a été une énorme surprise » nous dit-elle.« Je me sens un peu comme le jeune David de la Bible, choisi parmi tous ces gens tellement plus grands et plus importants… Les voies de Dieu sont vraiment insondables! J‘aime aussi me référer à une chanson du chanteur et poète sud-africain Koos du Plessis qui disait « ce que je suis est pure grâce; ce que j’ai n’est qu’emprunté ». Autrement dit, je ne le considère pas comme un « mérite », mais comme une grâce qui m’a été accordée. Mon chant, ces jours-ci, est le Magnificat! »

    Spécialiste de l’Ancien Testament, elle est la coordinatrice de l’unité de recherche Etudes bibliques de la Faculté de théologie et études religieuses à la KU Leuven. La Docteure Lemmelijn est aussi connue pour ses livres au langage clair et très accessible tout en étant très personnel. En 2017, son livre «  Mijn geloof als Bijbelwetenschapper? Een broos en eerlijk antwoord  » (« Ma foi en tant que scientifique de la Bible? Une réponse fragile et honnête », paru aux éditions Halewijn) a reçu le « Prix du Meilleur Livre Religieux et Spirituel ». Déjà traduit en russe, ce livre sera bientôt publié en français et en anglais. Signalons aussi que Bénédicte Lemmelijn réalise de nombreuses conférences sur des sujets bibliques.

    D'un article de Nancy GOETHALS dont la suite est à lire sur CATHOBEL.BE

  • Retour des messes dans nos églises

    M. le curé L. Stassen annonce le retour des messes dans nos églises fouronnaises dès le prochain week-end sous certaines conditions (distance de sécurité, maximum de 100 personnes présentes, sans chorale).

    Le samedi 13 juin, il y aura ainsi une messe à Mouland et à Rémersdael (messe en français).

    Le dimanche 14 juin, ce sera le tour de Fouron-Saint-Martin et Fouron-le-Comte, et le lundi 15 juin à La Planck.

    Teuven suivrait le 21 juin.

    La messe sera donc célébrée à Rémersdael le samedi 13 juin à 19 heures pour le repos de l'âme de Madame Gabrielle MARCHANT-ERNON.

  • Décès de l'abbé Gaston Schoonbroodt

    Capture d’écran 2020-04-23 à 11.33.16.pngLa famille et la presse annoncent le décès de l'abbé Gaston Schoonbroodt. 

    On se souvient dans les villages fouronnais de ses interventions pour faire respecter par le clergé local et par l'évêché de Hasselt les francophones des Fourons.

    Il avait notamment interpellé le curé Possen de Fouron-le-Comte en 1987 lorsque celui-ci avait refusé des obsèques en français à l'église de Fouron-le-Comte pour Philippe Vandeberg. 

    Il avait aussi plusieurs fois célébré les communions des enfants de l'école francophone à Rémersdael où il officiait aussi régulièrement pour des mariages et des baptêmes.

    Il avait célébré la messe pour Julie et Mélissa, suivie par des centaines de milliers de personnes en direct à la télévision.

    « À quoi ont servi nos actions et nos prières ? Le bon Dieu est-il sourd ? » Cette phrase restée célèbre, c’est Gaston Schoonbroodt qui l’avait prononcée lors de la messe de funérailles de Julie et Mélissa en août 1996, dans la basilique Saint-Martin de Liège. « Cette phrase, il fallait l’oser pour un prêtre, en pleine cathédrale », se souvient encore JeanDenis Lejeune.

    Et cette phrase était venue en écho à une réflexion que le papa de Julie, lui-même agnostique, lui avait faite en préparant cette célébration. « Dis Gaston, lui avais-je dit, à quoi ont servi toutes les prières qu’on a adressées à ton Dieu durant ces longs mois ? Je ne l’ai jamais vu durant tout ce temps pour venir m’aider ? »

    Capture d’écran 2020-04-23 à 11.39.33.png

    PRÊTRE ATYPIQUE

    Gaston Schoonbroodt était un prêtre atypique. Il habitait Jemeppe-sur-Meuse (Seraing) et avait d’abord été prêtre-ouvrier à l’usine Cockerill.

    Ensuite, il était devenu chauffeur de bus à la STIL d’abord, puis au TEC. Passionné de football, il était même arbitre et délégué de l’équipe du TEC.

    Fort proche également des autres parents victimes de disparition d’enfants à l’époque, il a aussi présidé en juillet 2006 la messe pour la petite Élisabeth Brichet à Namur.

    Coronavirus oblige, les funérailles se tiendront bien entendu dans la stricte intimité, lundi prochain, à Herve. Il était en effet originaire de Clermont.

    A lire aussi, l'article complet de LUC GOCHEL dans LA MEUSE du 23 avril 2020.

    Lire la suite

  • Les parents de Julie et Mélissa en visite chez leur vieil ami, qui avait célébré les funérailles des fillettes

    L’image est joyeuse et émouvante à la fois. Gaston Schoonbroodt, le prêtre qui avait crié sa révolte aux funérailles de Julie et Mélissa, pose fièrement pour une photo avec les parents des deux fillettes disparues. Le prêtre va sur ses 90 ans et a reçu ses amis à Herve, dans le home où il réside désormais. Gaston Schoonbroodt était aussi ce prêtre qui venait célébrer la messe pour les communiants francophones à Rémersdael il y a une trentaine d'années.

    « En visite chez notre ami Gaston Schoonbroodt ». C’est ainsi que Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, a légendé la photo, postée sur son Facebook. On y voit Gaston Schoonbroodt, 89 ans, entouré de Louisa (la maman de Julie), de Gino Russo et de Jean-Denis Lejeune. Tous ont le sourire et un geste d’amitié envers le vieil homme : une main posée sur l’épaule, un bras appuyé dans le dos…

    Il y a déjà plusieurs années que Gaston Schoonbroodt a quitté ses paroisses de Jemeppe et de Seraing, et aussi son travail à Cockerill et à la Stil (il était chauffeur de bus). L’âge venant, il est parti vivre chez son frère en région verviétoise avant de se retirer dans une maison de repos, à Herve, où il réside désormais. « On y est allé tous ensemble, samedi après-midi. C’est notre ami à tous », nous dit Jean-Denis Lejeune. « Gaston est un homme fatigué mais, d’après sa nièce, qui est allée le voir ensuite, il était très content de nous avoir revus ». L’homme, bien qu’amoindri, n’a pas oublié les fillettes assassinées. « Il y avait une coupure de presse collée sur son armoire (intitulée : « Nos deux petites filles seront toujours vivantes ») et aussi une photo de nous quatre avec Gaston, aux funérailles. Ces souvenirs dans sa chambre, ça ne m’étonne pas de lui ! » Les milliers de Belges présents aux funérailles de Julie et Mélissa, à Liège, en la basilique Saint-Martin, en août 1996, se souviennent des mots terribles prononcés par l’abbé Gaston Schoonbroodt. « À quoi ont servi nos actions et nos prières ? Le bon Dieu est-il sourd ? », avait-il hurlé, la voix tremblante et en serrant un mouchoir dans sa main. Des propos teintés de colère, peu courants venant d’un homme d’Église.

    D'un article de F. DE H. dans LA MEUSE du 18 janvier 2020.