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Jura - Vellerat

  • Liesse jurassienne à Moutier après le net oui dans les urnes

    La ville de Moutier a choisi le Jura! Lors du vote organisé dimanche, les Prévôtoises et Prévôtois ont décidé par 2114 voix contre 1740, soit 54,9% des voix, de tourner le dos au canton de Berne. Cet écart de 374 voix est près de trois fois plus grand que lors du vote de 2017 (137 voix d'avance), qui avait finalement été annulé.

    - Dès l'annonce du verdict, les militantes et militants jurassiens réunis sur la place de la gare à Moutier ont laissé exploser leur joie. Un cortège s'est ensuite formé jusqu'à l'Hôtel de Ville et un drapeau jurassien géant a été hissé sur sa façade. Entre 3000 et 4000 personnes étaient présentes. Les anti-séparatistes ont eux accueilli le résultat avec une vive déception, mais dans le calme.

    - Pour le maire de Moutier Marcel Winistoerfer, "le peuple jurassien a remporté une nouvelle magnifique victoire". Les autorités municipales ont toutefois demandé à chacune et chacun d'accueillir ce résultat dans le respect de la partie adverse. Les deux camps ont par ailleurs semblé indiquer que ce net écart signifiait que le résultat serait vraisemblablement accepté.

    (Source: RTS).

  • La messe du dimanche de Pentecôte sera retransmise en Eurovision depuis le Jura

    Un événement rare pour le Jura Pastoral. La Collégiale de St-Ursanne aura les honneurs de l’Eurovision le dimanche 23 mai. La messe de Pentecôte y sera célébrée et retransmise en direct en Suisse, en France, en Belgique, en Irlande et aux Pays-Bas. La célébration sera présidée par l’abbé Jean-Pierre Babey, accompagné des diacres Patrick Godat et Philippe Charmillot ainsi que de Sœur Ursula Dörfliger.

  • Notre ami réélu au Parlement jurassien

    Notre ami Pierre-André Comte de Vellerat a été réélu hier au Parlement jurassien avec 2969 voix. Félicitations.

    De nombreux messages de félicitations lui arrivent de partout sur sa page FB, notamment de Bruxelles, du Val d'Aoste, du Québec et des Fourons, mais surtout du Jura évidemment.

    En voici quelques extraits:

    • "La cause jurassienne sera ardemment défendue par ton talent et ton enthousiasme jamais dementi." (Olivier Maingain, Bruxelles)
    • "Le combat n’est pas encore fini et il est évidemment heureux que l’un de ses fers de lance rempile pour un nouveau mandat." (Michaël Henen, Fourons)
    • "Ta détermination et la fidélité de tes convictions restent des valeurs sûres..." (Martine Payfa, Bruxelles)
    • "Le combat pour le Jura n'est toujours pas achevé... je ne peux donc que te souhaiter bon travail !" (Pia Morise, Val d'Aoste)
    • "Tu restes une source d'inspiration pour notre libération nationale de ce côté-ci de l`Atlantique." (Armor Dufour, Québec)
  • Les Fourons perdent un ami fidèle

    Jean-Pierre Aellen n’est plus. L’ancien député-maire autonomiste PSA de Tavannes (à droite sur la photo) est décédé vendredi subitement à l’âge de 74 ans. Il a vu le jour à St-Imier le 29 juillet 1945. Instituteur durant 40 années à l'école primaire de Tavannes, il s'est engagé dès 1977 en politique dans les rangs du Parti socialiste autonome (PSA), devenant le premier élu municipal du Jura bernois sous cette bannière. Il sera élu président central du PSA l'année suivante puis secrétaire général. Jean-Pierre Aellen a occupé la mairie de Tavannes de 2002 à 2009, période durant laquelle il siégeait également au Grand Conseil bernois (1990-2014).

    Un homme engagé

    Membre du comité exécutif du Mouvement autonomiste jurassien, président-fondateur de la Fondation pour l'Unité du Jura, Jean-Pierre Aellen était très engagé dans la Question jurassienne. Il a en outre été membre de l'Assemblée interjurassienne de 1994 à 2001. Il était aussi membre de la Conférence des Peuples de Langue française (avec d'autres membres réunis sur cette photo à l'occasion d'une Fête du Peuple fouronnais). Parmi ses autres mandats, on peut citer son action au sein du Conseil du Jura bernois (CJB), organe dans lequel il a siégé de 2006 à 2018.

  • La COVID et la distanciation physique: deux occasions de parler français convenablement

    Après cette démonstration claire et nette de notre ami Pierre-André Comte, voici encore une mise au point de l'Académie française: 

    Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, « Bureau fédéral d’enquête », de la CIA, Central Intelligence Agency,« Agence centrale de renseignement », puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence. Corona virus disease – notons que l’on aurait pu préférer au nom anglais disease le nom latin morbus, de même sens et plus universel – signifie « maladie provoquée par le corona virus (“virus en forme de couronne”) ». On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie. Pourquoi alors l’emploi si fréquent du masculin le covid 19 ? Parce que, avant que cet acronyme ne se répande, on a surtout parlé du corona virus, groupe qui doit son genre, en raison des principes exposés plus haut, au nom masculin virus. Ensuite, par métonymie, on a donné à la maladie le genre de l’agent pathogène qui la provoque. Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien.