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Histoire

  • La place la plus animée de Visé renferme un secret que bien peu de monde connaît.

    Capture d’écran 2021-11-16 à 08.06.36.pngChaque jour, des centaines de piétons et véhicules passent sur la place reine Astrid de Visé. Mais très peu de personnes savent que sous leurs pieds se trouvent un bunker, datant de l’entre-deux-guerres.

    Un article d'AURÉLIE DRION à lire danslmbm du 16 novembre 2021.

  • Nouvelle publication de "Heem en Natuur"

    Rik Palmans a présenté ce dimanche matin à Teuven la nouvelle publication annuelle de l'association "Heem en Natuur" (D'r Koeënwoof n° 42 - 2021).

    Au sommaire, nous trouvons des articles concernant l'ancien commissaire européen Pierre Lardinois et son épouse fouronnaise Maria Peeters, des histoires de sorcières, des maisons de Fouron-le-Comte, la mortalité dans la région au 18ème siècle sur base des registres paroissiaux, etc.

    Citons aussi un article de Guido Sweron concernant le point culminant des Fourons pour lequel Huub Broers a inventé une mesure à 287,5 m à Strouvenbos (Fouron-Saint-Pierre), alors que l'IGN le situe près de Reesberg à Rémersdael à 289 m.

    Capture d’écran 2021-11-14 à 18.22.10.png

  • EMOUVANTE CEREMONIE CE JEUDI 19 AOUT 2021 AU CIMETIERE DE LANAYE

    La Société royale archéo-historique de Visé avait invité à Lanaye tous azimuth des membres des forces armées belges, spécialement de la force aérienne, un représentant de l’ambassade britannique  et des personnes passionnés par ces moments d’histoire, des anciens combattants ainsi que des habitants de Lanaye. Bref, 133 personnes étaient présentes. Guy Reggers, trésorier de la société d’histoire, habitant à Lanaye, à l’initiative de cette commémoration, remercia toutes ces personnes et la ville de Visé qui avait mis les petits plats dans les grands. Après une présentation par le président de l’ASBL  Claude Fluchard, ce fut Francis Theunissen, premier échevin, excusant la Bourgmestre, qui évoqua l’événement à la base de cette réunion, repris plus en détail par Guy Reggers. L’ensemble de cette histoire est rappelée en long et en large dans le livre du musée de Visé : 1940-1945, la Basse-Meuse en Guerre. Plusieurs gerbes furent ensuite déposées sur la tombe avant le last Post et les deux hymnes belges et anglais et la minute de silence. Une réception au Cercle de Lanaye s’ensuivit.

    En résumé, le lundi 18 août 1941, 7 avions de la base de Leeming (au nord du Yorkshire, à 239 miles de Londres) décollèrent pour bombarder Cologne. On sait que l’aviation anglaise bombardait de nuit. Cinq membres d’équipages dans cet avion Whitleys : 2 lieutenants et 3 sergents. Lors de  l’aller, le sergent Norcross fut abattu. Les 800 kilos de bombes furent lâchées sur Aix-la-Chapelle, la mission sur Cologne ayant été compromise. Au retour, dans cet avion bien malmené par la chasse allemande, le second pilote le lieutenant E.E.Manison ainsi que le tirailleur, le sergent Crich furent tués. Les deux autres, le lieutenant Kane et le  sergent Mourant  sautèrent de l’avion et furent capturés non loin d’Eben-Emael par les soldats allemands et emmenés en captivité en Allemagne. Le corps du lieutenant Manison fut projeté de l’avion et retomba dans le canal Albert à Lanaye. Nous étions le mardi 19 août 1941. Son corps fut repêché et enterré au cimetière de Lanaye. Quant à l’avion, il percuta le sol au lieu-dit Tiendenberg à Kanne et les deux autres tués y furent retrouvés. Leurs corps reposent au War Cemetery de Heverlee. On y érigea sur cette colline un monument en 1999. Une cérémonie y eut lieu le soir de ce même jeudi 19 août 2021.

    Un drapeau britannique surplombe à Lanaye la stèle-hommage à cet anglais, mort pour nos libertés. Ne l’oublions jamais

    Pour la S.R.A.H.V. Guy Reggers

    Photo: la tombe typique d’un soldat britannique au cimetière de Lanaye fleurie par plusieurs personnes. (Photo Louis le grenadier)

  • LE PORT AUTONOME DE LIEGE hier et aujourd’hui par Freddy Roenen

    LE LIVRE VIENT DE PARAITRE : 

    Capture d’écran 2021-01-25 à 10.19.55.pngSur une perspective du monument au Roi Albert, entrée du canal du même nom s’ouvre ce livre, copieux et abondant de 236 pages et de 412 photos souvent étalées sur deux pages et 24 plans.  La carrière de Freddy Roenen, ancien visétois et directeur honoraire des Ponts et Chaussées explique le nombre élevé de références. Le musée de la vie wallonne a prêté une bonne centaine de documents notamment des différents ports liégeois. Avant de parler d’eau, l’auteur évoque les techniques de navigation par voile ou par halage, la batellerie de marchandises et de personnes, les activités de transbordement. Puis 6 ports marquent la traversée de Liège, du port de Fétinne au sud au port du quai de Maestricht au nord. Le fleuve qui traverse la Cité Ardente ne fut canalisé qu’au 19e s. et ce qui entrava le bon écoulement des eaux fut les îles comme l’ïle Monsin ou de Franche Garenne ou encore les trois  coudes de Meuse (Coronmeuse, Monsin et Cheratte). Leur redressement améliora considérablement la circulation des bateaux  et  le déclencheur de ces travaux fut l’inondation diluviale de 1926. Pour Cheratte, ce fut aussi l’exploitation de la houille qui modifia le cadre avec une darse  et un chantier naval et en face vers Chertal, le coude de  la Meuse à Cheratte fut rectifié.
    Puis  ce fut la construction du Canal Albert et l’industrialisation de ses rives avec la mise sur pied d’une organisation chargé de gérer ces espaces : la Port autonome de Liège vit le jour le 21 juin 1937. Actuellement 33 zones portuaires, surtout en Basse-Meuse occupent 382 hectares. Le principal travail, à part le remplacement du canal Liège-Maestricht par le canal dédié au 3e roi des Belges, le roi Albert, fut le reprofilage de l’ïle Monsin (darse, barrage, écluse). Les zones industrielles sont des plus variées comme par exemple le port pétrolier de Wandre et les entreprises de l’île Monsin. La gestion des différents ports entre Wanze et Visé  va suivre, le dernier étant le port de Chertal. Le livre ne pouvait mettre de côté cette superficie de 100 hectares, gérée par le P.A.L. en 2004 qui fut appelée le trilogiport ou un port basé sur la trimodalité : transport par eau, par la route et par la voie ferrée avec un outil pratique : le conteneur. Les terrains furent concédés à diverses entreprises dont Jost ou Weerts. Les abords de cet espace furent aménagés dont le célèbre port Nord dit pont du Trilogiport,  aboutissant à l’autoroute sur l’ancienne commune d’Argenteau et les différentes liaisons vers Haccourt ou Basse-Hermalle avec les fameux étangs. Le roi Philippe après avoir inauguré la 4e écluse de Lanaye vint inaugurer le 13 novembre 2015 le site du Trilogiport. Nous avons apprécié le détail de la construction de ce pont nord et de sa liaison  avec l’autoroute E25.

    Nous recommandons cet ouvrage à tous les Bassis-Mosans par la qualité et le nombre des illustrations  (Herstal, Cheratte, Argenteau, Vivegnis,  Hermalle-sous-Argenteau spécialement bien représentés) dans une édition de la Province de Liège. Il coûte 21 € dans toutes les bonnes librairies.

    JPL

  • Marathon Belge 1910

    René Steenebruggen a publié la copie de ce diplôme sur Facebook il y a quelques semaines. Une question a surgi: puisque le marathon de la Meuse (initialement Liège-Maastricht, mais ramené ensuite à Visé) passe par Mouland, y aurait-il une filiation entre les deux marathons à cent ans de distance?

    Mon amie Anne Stiernet, responsable des archives générales et du centre de documentation du Musée de la Vie wallonne à Liège, a fait des recherches et elle a retrouvé le journal officiel de la course Liège-Mouland d’avril 1910.

    Capture d’écran 2021-01-12 à 11.04.21.png

    Le diplôme dont René a publié une copie était celui qui a été attribué à Pierre Picart, troisième à l'arrivée, mais en fait le favori des Liégeois pour ce marathon du 10 avril 1910. Il était un des 56 concurrents inscrits, parmi eux des Liégeois bien sûr, mais aussi des Bruxellois et une dizaine de Français.

    Les concurrents payaient un droit de participation d'un franc. Le vainqueur recevait, en plus du diplôme artistique offert par l'association des commerçants et industriels du quartier de l'Ouest, la somme de 125 francs. 100 francs pour le deuxième; 75 pour le troisième, 50 pour le quatrième, ... 10 francs pour le dixième. 

    Le départ était fixé à la place Saint-Séverin. Après le passage par la place Saint-Lambert, direction premier pont sur le canal Liège-Maestricht, puis passer sous le pont de Wandre et suivre le canal jusqu'au pont Bormans, pont de Visé, tourner à gauche et continuer tout droit jusqu'à Mouland-Douane; retour par Berneau, Visé, Argenteau, Cheratte, Pont des Bonnes Villes, Pont Maghin et arrivée place des Houillères.